vendredi 21 novembre 2008
lundi 17 novembre 2008
Enchères record en Suisse pour des montres de luxe en dépit de la crise
GENÈVE (AFP) - Des ventes de montres prestigieuses ce week-end à Genève ont dépassé toutes les attentes pour atteindre 22 millions de francs suisses (14,6 millions d'euros), signe que la crise financière n'a pas encore frappé le luxe, ont indiqué lundi les deux maisons de vente organisatrices. La "star des ventes" organisées par Antiquorum, un modèle très rare en or serti d'émaux, datant de 1815, s'est adjugée pour 2,6 millions, "un record mondial jamais atteint" pour ce genre de pièce, a précisé la maison de ventes dans un communiqué.
Au total, Antiquorum aura réalisé un chiffre de ventes de 15,2 millions de francs suisses (10,9 millions d'euros). Ce résultat "extraordinaire prouve que la passion pour des montres rares ne faiblit pas malgré les préoccupations économiques mondiales", a estimé le président d'Antiquorum, Robert Maron, cité dans le communiqué.
Les ventes organisées dimanche par Sotheby's ont rapporté quant à elles 6,8 millions de francs (4,1 millions d'euros), selon la maison de vente.
Deux montres de la marque Patek Philippe sont parties pour respectivement 1,8 et 1,6 million de francs, "preuve que des pièces rares et en excellent état continuent de +bien marcher+, malgré un environnement économique incertain", explique Sotheby's dans un communiqué.
Au total, Antiquorum aura réalisé un chiffre de ventes de 15,2 millions de francs suisses (10,9 millions d'euros). Ce résultat "extraordinaire prouve que la passion pour des montres rares ne faiblit pas malgré les préoccupations économiques mondiales", a estimé le président d'Antiquorum, Robert Maron, cité dans le communiqué.
| |
Les ventes organisées dimanche par Sotheby's ont rapporté quant à elles 6,8 millions de francs (4,1 millions d'euros), selon la maison de vente.
Deux montres de la marque Patek Philippe sont parties pour respectivement 1,8 et 1,6 million de francs, "preuve que des pièces rares et en excellent état continuent de +bien marcher+, malgré un environnement économique incertain", explique Sotheby's dans un communiqué.
Equipe de France: Jean-Alain Boumsong appelé contre l'Uruguay
PARIS (AFP) - Le défenseur de Lyon Jean-Alain Boumsong a été convoqué, lundi, par le sélectionneur de l'équipe de France Raymond Domenech pour le match amical contre l'Uruguay, mercredi au Stade de France.
Boumsong a été appelé en prévision du forfait probable de Bacary Sagna, touché à la cheville droite avec son club d'Arsenal, samedi.
Le latéral droit des Bleus est cependant attendu lundi à Clairefontaine pour faire constater sa blessure, a-t-on appris auprès de l'encadrement de l'équipe de France, tout comme le milieu de terrain de Portsmouth Lassana Diarra, blessé à la jambe gauche.
Boumsong a été appelé en prévision du forfait probable de Bacary Sagna, touché à la cheville droite avec son club d'Arsenal, samedi.
Le latéral droit des Bleus est cependant attendu lundi à Clairefontaine pour faire constater sa blessure, a-t-on appris auprès de l'encadrement de l'équipe de France, tout comme le milieu de terrain de Portsmouth Lassana Diarra, blessé à la jambe gauche.
Crise de l'immobilier: Boutin plaide pour une TVA à 5,5% pour "80% des ménages"
PARIS (AFP) - La ministre du Logement, Christine Boutin, a annoncé lundi être favorable à une extension à près de 80% des ménages du taux de TVA réduit à 5,5% pour les achats de logements neufs, afin de "donner un coup de fouet" au marché immobilier.
"Je suis personnellement favorable à l'application, pour une période de 18 à 24 mois, d'un taux de TVA réduit à 5,5% au lieu de 19,6% pour tous les achats de logements neufs par les ménages respectant le plafond de ressources du prêt à taux zéro, soit 80% des ménages français", a déclaré la ministre dans un entretien au quotidien Les Echos.
Elle a estimé le coût de cette mesure "de l'ordre de 250 millions d'euros" avant d'ajouter que "sa durée limitée, au maximum deux ans, donnerait un coup de fouet au marché immobilier, qui risque aujourd'hui le blocage".
Cette annonce intervient alors que la demande de logements neufs à acheter continue de s'éroder pour les promoteurs immobiliers, tout comme la demande de logements destinés à la location, selon les chiffres de l'Insee publiés fin octobre.
La ministre du Logement, qui prévoit une mise en chantier de 360.000 logements neufs par an, demande également une majoration du prêt à 0% dans le neuf "pour tous les ménages aux revenus inférieurs au plafond de ressources des prêts d'accession sociale".
Mme Boutin a enfin exclu une réforme du dispositif Robien destiné à relancer l'investissement en immobilier locatif. Elle a estimé que le surcoût engendré pour les finances publiques - "de l'ordre de 700 millions d'euros pour 60.000 logements bâtis" - n'était "tout simplement pas acceptable".
"Je suis personnellement favorable à l'application, pour une période de 18 à 24 mois, d'un taux de TVA réduit à 5,5% au lieu de 19,6% pour tous les achats de logements neufs par les ménages respectant le plafond de ressources du prêt à taux zéro, soit 80% des ménages français", a déclaré la ministre dans un entretien au quotidien Les Echos.
Elle a estimé le coût de cette mesure "de l'ordre de 250 millions d'euros" avant d'ajouter que "sa durée limitée, au maximum deux ans, donnerait un coup de fouet au marché immobilier, qui risque aujourd'hui le blocage".
Cette annonce intervient alors que la demande de logements neufs à acheter continue de s'éroder pour les promoteurs immobiliers, tout comme la demande de logements destinés à la location, selon les chiffres de l'Insee publiés fin octobre.
La ministre du Logement, qui prévoit une mise en chantier de 360.000 logements neufs par an, demande également une majoration du prêt à 0% dans le neuf "pour tous les ménages aux revenus inférieurs au plafond de ressources des prêts d'accession sociale".
Mme Boutin a enfin exclu une réforme du dispositif Robien destiné à relancer l'investissement en immobilier locatif. Elle a estimé que le surcoût engendré pour les finances publiques - "de l'ordre de 700 millions d'euros pour 60.000 logements bâtis" - n'était "tout simplement pas acceptable".
Etats-Unis: Obama confirme sa promesse de retirer les troupes américaines d'Irak
WASHINGTON (AFP) - Barack Obama a confirmé dimanche ses promesses de campagne de fermer la prison de Guantanamo et de retirer les troupes américaines d'Irak, assurant par ailleurs que son administration allait s'employer à éviter une aggravation de la crise économique.
"J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je vais m'y tenir", a-t-il déclaré lors de son premier entretien télévisé dans l'émission "60 minutes" sur la chaîne CBS depuis son élection le 4 novembre.
Le prochain président américain a promis plusieurs fois pendant sa campagne de fermer le centre de détention situé à Cuba, symbole des excès de "la guerre contre le terrorisme" menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale. Ouvert début 2002 sur une base navale américaine située à Cuba, le centre de détention retient aujourd'hui 255 détenus sur les 800 qui y sont passés.
Concernant la guerre en Irak, qui a fait plus de 4.000 morts dans les rangs de militaires américains depuis 2003, M. Obama a réitéré ses promesses : "J'ai dit au cours de la campagne, et je me suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions, j'appellerai l'état-major et les responsables de la sécurité nationale afin de lancer un plan de retrait de nos troupes".
M. Obama entend notamment libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa politique étrangère. Alors que la situation s'est améliorée sur le terrain en Irak depuis un an, M. Obama, qui s'était prononcé contre l'invasion de ce pays en 2003, veut retirer l'essentiel des troupes américaines en 16 mois, d'ici à l'été 2010. Le gouvernement irakien a approuvé dimanche un accord avec les Etats-Unis prévoyant un retrait d'ici à 2011.
Sur le volet économique, M. Obama a affirmé que son "travail comme président sera de (s')assurer que (l'administration) rétablisse la confiance" dans les marchés financiers, chez les consommateurs et dans les entreprises. Il a souligné l'importance de la lutte contre la récession, quitte à laisser s'aggraver le déficit budgétaire.
M. Obama a remarqué que la crise financière avait suscité un consensus entre les économistes qui "consiste à dire que nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour faire redémarrer l'économie et qu'il va falloir dépenser de l'argent pour stimuler l'économie". "Et que nous ne devons pas nous inquiéter du déficit cette année ni même l'année prochaine. Qu'à court terme, le plus important c'est d'éviter une aggravation de la récession", a ajouté M. Obama.
A propos des difficultés des constructeurs automobiles américains, dont le plus gros, General Motors, a annoncé qu'il serait à court de liquidités dès l'an prochain, M. Obama s'est prononcé pour un plan de sauvetage. "Une faillite de l'industrie automobile serait une catastrophe", a-t-il dit.
Par ailleurs, M. Obama a refusé de se prononcer sur la date à laquelle il allait annoncer les premiers membres de son gouvernement, se bornant à dire "bientôt".
M. Obama qui était accompagné de son épouse Michelle, a affirmé que celle-ci allait "se créer son propre rôle" comme première dame et qu'elle entendait également s'occuper de l'éducation de leur deux filles Sasha et Malia. Interrogé sur l'éventuelle présence de sa belle mère à la Maison Blanche, il a répondu qu'elle pouvait venir y habiter "si elle veut".
"Il y a encore quelques détails auxquels nous ne sommes pas habitués... comme... ne pas pouvoir sortir marcher dans la rue ", a dit M. Obama lorsqu'on lui a demandé s'il se faisait à l'idée de devenir le 44e président des Etats-Unis.
"J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je vais m'y tenir", a-t-il déclaré lors de son premier entretien télévisé dans l'émission "60 minutes" sur la chaîne CBS depuis son élection le 4 novembre.
Le prochain président américain a promis plusieurs fois pendant sa campagne de fermer le centre de détention situé à Cuba, symbole des excès de "la guerre contre le terrorisme" menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale. Ouvert début 2002 sur une base navale américaine située à Cuba, le centre de détention retient aujourd'hui 255 détenus sur les 800 qui y sont passés.
Concernant la guerre en Irak, qui a fait plus de 4.000 morts dans les rangs de militaires américains depuis 2003, M. Obama a réitéré ses promesses : "J'ai dit au cours de la campagne, et je me suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions, j'appellerai l'état-major et les responsables de la sécurité nationale afin de lancer un plan de retrait de nos troupes".
M. Obama entend notamment libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa politique étrangère. Alors que la situation s'est améliorée sur le terrain en Irak depuis un an, M. Obama, qui s'était prononcé contre l'invasion de ce pays en 2003, veut retirer l'essentiel des troupes américaines en 16 mois, d'ici à l'été 2010. Le gouvernement irakien a approuvé dimanche un accord avec les Etats-Unis prévoyant un retrait d'ici à 2011.
Sur le volet économique, M. Obama a affirmé que son "travail comme président sera de (s')assurer que (l'administration) rétablisse la confiance" dans les marchés financiers, chez les consommateurs et dans les entreprises. Il a souligné l'importance de la lutte contre la récession, quitte à laisser s'aggraver le déficit budgétaire.
M. Obama a remarqué que la crise financière avait suscité un consensus entre les économistes qui "consiste à dire que nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour faire redémarrer l'économie et qu'il va falloir dépenser de l'argent pour stimuler l'économie". "Et que nous ne devons pas nous inquiéter du déficit cette année ni même l'année prochaine. Qu'à court terme, le plus important c'est d'éviter une aggravation de la récession", a ajouté M. Obama.
A propos des difficultés des constructeurs automobiles américains, dont le plus gros, General Motors, a annoncé qu'il serait à court de liquidités dès l'an prochain, M. Obama s'est prononcé pour un plan de sauvetage. "Une faillite de l'industrie automobile serait une catastrophe", a-t-il dit.
Par ailleurs, M. Obama a refusé de se prononcer sur la date à laquelle il allait annoncer les premiers membres de son gouvernement, se bornant à dire "bientôt".
M. Obama qui était accompagné de son épouse Michelle, a affirmé que celle-ci allait "se créer son propre rôle" comme première dame et qu'elle entendait également s'occuper de l'éducation de leur deux filles Sasha et Malia. Interrogé sur l'éventuelle présence de sa belle mère à la Maison Blanche, il a répondu qu'elle pouvait venir y habiter "si elle veut".
"Il y a encore quelques détails auxquels nous ne sommes pas habitués... comme... ne pas pouvoir sortir marcher dans la rue ", a dit M. Obama lorsqu'on lui a demandé s'il se faisait à l'idée de devenir le 44e président des Etats-Unis.
jeudi 14 août 2008
Géorgie et Russie acceptent avec réserves le plan de paix négocié par Sarkozy
TBILISSI (AFP) - La Russie et la Géorgie ont accepté mardi le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy, qui prévoit le retrait de l'essentiel des forces russes et géorgiennes, Tbilissi excluant cependant toute discussion ultérieure sur le statut de ses territoires séparatistes.Evènement Le président russe Dmitri Medvedev a ordonné mardi la fin des hostilités contre la Géorgie avant l'annonce dans la soirée que le plan de paix négocié par la France, présidente de l'UE, avait été accepté par les deux pays. Ce plan prévoit le retrait des forces russes et géorgiennes, et dont a été retirée toute mention de discussion sur le statut futur des territoires séparatistes géorgiens.
"Il y a un texte, il a été accepté à Moscou, il a été accepté ici en Géorgie (...), j'ai l'accord de tous les protagonistes", a dit le président Sarkozy mardi soir lors d'une conférence de presse commune à l'issue d'entretiens avec son homologue géorgien Mikheïl Saakachvili à Tbilissi.
Ce "texte-cadre" sera présenté aux ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne mercredi à Bruxelles "pour qu'il soit soutenu et garanti" par l'UE, a précisé président français, qui s'était d'abord rendu dans la journée à Moscou. "Ce texte servira de base à la préparation d'un document juridique sous la forme d'une résolution qui sera déposée au Conseil de sécurité de l'Onu", a poursuivi M. Sarkozy.
Le président géorgien a pour sa part insisté sur le fait que la perspective de discussions ultérieures sur le statut de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud, initialement prévue par le texte en six points avait été écartée. "Nous ne voulons laisser aucun doute (sur le fait que) l'intégrité territoriale et l'appartenance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie (les deux territoires séparatistes en question) à la Géorgie ne pourra jamais être mise en doute", a insisté le président géorgien.
Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, avait déclaré samedi que la Géorgie avait porté un "coup mortel" à son intégrité territoriale en faisant entrer ses soldats la veille en Ossétie du Sud.
Du reste, a précisé M. Sarkozy, "dans l'attente d'un mécanisme international" sur la nécessité duquel insiste Tbilissi, les "forces de paix russes", vont pouvoir mettre en oeuvre "des mesures additionnelles de sécurité" dans "l'immédiate proximité de l'Ossétie du Sud", en territoire géorgien.
Le plan prévoit par ailleurs que les parties russe et géorgienne s'engagent à ne pas "recourir à la force", à "cesser les hostilités de façon définitive", assurer un "accès libre à l'aide humanitaire", que les forces géorgiennes doivent retourner "dans leur lieu habituel de cantonnement", tandis que l'armée russe doit se retirer "sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités".
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait averti que la Russie serait contrainte de prendre de nouvelles "mesures" contre la Géorgie, si celle-ci rejetait le plan de paix négocié par M. Sarkozy. Mikheïl Saakachvili est "tombé dans un piège grossier" en lançant une offensive militaire en Ossétie du Sud et il "a joué et perdu", a-t-on estimé dans l'entourage du président français Nicolas Sarkozy.
Les Etats-Unis avaient souligné que les opérations militaires russes en Géorgie devaient "vraiment s'arrêter maintenant", et ont annulé selon une source un exercice militaire conjoint qui devait se tenir du 15 au 23 août avec les Russes dans la mer du Japon.
Avant d'accepter un accord, la Géorgie a annoncé quitter la Communauté des Etats indépendants, qui regroupe sous la houlette de la Russie douze des quinze ex-républiques soviétiques, et demandé une "assistance militaire" à l'Otan, notamment pour remplacer son système de radars détruit par l'offensive russe. Les perspectives pour la Géorgie d'une entrée à terme au sein de l'Alliance atlantique "sont maintenues", a affirmé le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer.
Par ailleurs, la Géorgie a porté plainte devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre la Russie pour "nettoyage ethnique", a annoncé la CIJ dans la soirée.
Cinq dirigeants d'anciens pays communistes, la Pologne, l'Ukraine et les Etats baltes, étaient venus mardi soir à Tbilissi soutenir la Géorgie.Le temps de la domination russe "est passé" en Géorgie, a notamment lancé le président polonais Lech Kaczynski, devant des dizaines de milliers de personnes réunies devant le Parlement géorgien.
Sur le terrain, la situation est restée confuse mardi, les Russes accusant les Géorgiens ne ne pas respecter le cessez-le-feu, mais annonçant pour leur part avoir pris le contrôle de l'aéroport de Senaki, proche de l'Abkhazie, dans l'ouest de la Géorgie.
Deux journalistes, l'un géorgien et l'autre néerlandais, ont été tués dans le bombardement de la ville géorgienne de Gori, selon un photographe de l'AFP et la chaîne de télévision RTL pour laquelle travaillait le correspondant néerlandais.
"Nous avons de très lourdes pertes, une grande partie de nos équipements militaires et de notre armement a été détruit", les forces russes ont fait sauter mardi au moins trois navires de guerre dans le port géorgien de Poti, sur la mer Noire, a annoncé le Conseil de sécurité géorgien.
"Il y a un texte, il a été accepté à Moscou, il a été accepté ici en Géorgie (...), j'ai l'accord de tous les protagonistes", a dit le président Sarkozy mardi soir lors d'une conférence de presse commune à l'issue d'entretiens avec son homologue géorgien Mikheïl Saakachvili à Tbilissi.
Ce "texte-cadre" sera présenté aux ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne mercredi à Bruxelles "pour qu'il soit soutenu et garanti" par l'UE, a précisé président français, qui s'était d'abord rendu dans la journée à Moscou. "Ce texte servira de base à la préparation d'un document juridique sous la forme d'une résolution qui sera déposée au Conseil de sécurité de l'Onu", a poursuivi M. Sarkozy.
Le président géorgien a pour sa part insisté sur le fait que la perspective de discussions ultérieures sur le statut de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud, initialement prévue par le texte en six points avait été écartée. "Nous ne voulons laisser aucun doute (sur le fait que) l'intégrité territoriale et l'appartenance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie (les deux territoires séparatistes en question) à la Géorgie ne pourra jamais être mise en doute", a insisté le président géorgien.
Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, avait déclaré samedi que la Géorgie avait porté un "coup mortel" à son intégrité territoriale en faisant entrer ses soldats la veille en Ossétie du Sud.
Du reste, a précisé M. Sarkozy, "dans l'attente d'un mécanisme international" sur la nécessité duquel insiste Tbilissi, les "forces de paix russes", vont pouvoir mettre en oeuvre "des mesures additionnelles de sécurité" dans "l'immédiate proximité de l'Ossétie du Sud", en territoire géorgien.
Le plan prévoit par ailleurs que les parties russe et géorgienne s'engagent à ne pas "recourir à la force", à "cesser les hostilités de façon définitive", assurer un "accès libre à l'aide humanitaire", que les forces géorgiennes doivent retourner "dans leur lieu habituel de cantonnement", tandis que l'armée russe doit se retirer "sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités".
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait averti que la Russie serait contrainte de prendre de nouvelles "mesures" contre la Géorgie, si celle-ci rejetait le plan de paix négocié par M. Sarkozy. Mikheïl Saakachvili est "tombé dans un piège grossier" en lançant une offensive militaire en Ossétie du Sud et il "a joué et perdu", a-t-on estimé dans l'entourage du président français Nicolas Sarkozy.
Les Etats-Unis avaient souligné que les opérations militaires russes en Géorgie devaient "vraiment s'arrêter maintenant", et ont annulé selon une source un exercice militaire conjoint qui devait se tenir du 15 au 23 août avec les Russes dans la mer du Japon.
Avant d'accepter un accord, la Géorgie a annoncé quitter la Communauté des Etats indépendants, qui regroupe sous la houlette de la Russie douze des quinze ex-républiques soviétiques, et demandé une "assistance militaire" à l'Otan, notamment pour remplacer son système de radars détruit par l'offensive russe. Les perspectives pour la Géorgie d'une entrée à terme au sein de l'Alliance atlantique "sont maintenues", a affirmé le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer.
Par ailleurs, la Géorgie a porté plainte devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre la Russie pour "nettoyage ethnique", a annoncé la CIJ dans la soirée.
Cinq dirigeants d'anciens pays communistes, la Pologne, l'Ukraine et les Etats baltes, étaient venus mardi soir à Tbilissi soutenir la Géorgie.Le temps de la domination russe "est passé" en Géorgie, a notamment lancé le président polonais Lech Kaczynski, devant des dizaines de milliers de personnes réunies devant le Parlement géorgien.
Sur le terrain, la situation est restée confuse mardi, les Russes accusant les Géorgiens ne ne pas respecter le cessez-le-feu, mais annonçant pour leur part avoir pris le contrôle de l'aéroport de Senaki, proche de l'Abkhazie, dans l'ouest de la Géorgie.
Deux journalistes, l'un géorgien et l'autre néerlandais, ont été tués dans le bombardement de la ville géorgienne de Gori, selon un photographe de l'AFP et la chaîne de télévision RTL pour laquelle travaillait le correspondant néerlandais.
"Nous avons de très lourdes pertes, une grande partie de nos équipements militaires et de notre armement a été détruit", les forces russes ont fait sauter mardi au moins trois navires de guerre dans le port géorgien de Poti, sur la mer Noire, a annoncé le Conseil de sécurité géorgien.
lundi 11 août 2008
Les prix du pétrole baissent, mais une nouvelle flambée n'est pas exclue
NEW YORK (AFP) - En moins d'un mois, le baril de pétrole, que certains voyaient à 200 dollars d'ici la fin de l'année, a perdu plus de 32 dollars, mais une nouvelle flambée n'est pas exclue en cas de crise iranienne par exemple, avertissent les analystes.
De 147,27 dollars le 11 juillet, le baril de pétrole est passé à environ 115 dollars vendredi à New York. Il s'est ainsi déprécié de plus de 21% en l'espace de quatre semaines.
Dans la foulée, la plupart des prix des matières premières, qui ont bénéficié du boom de l'or noir, sont descendus de leurs sommets: l'once d'or est passé de 1.000 à 800 dollars, les denrées agricoles ont lâché entre 25 et 40% et le litre d'essence à la pompe a perdu environ 6%.
"Le pétrole est à un tournant. S'il est exagéré de parler de l'éclatement d'une bulle, parce qu'il n'y en a jamais eu une, on peut dire qu'on assiste à une pause", affirme Ellis Eckland, analyste indépendant basé à Chicago.
Pour James Williams de WTRG Energy, la loi de l'offre et de la demande a repris le dessus. "Les investisseurs tiennent enfin compte du ralentissement économique mondial. La baisse des prix va se poursuivre", juge-t-il.
L'affaiblissement de la croissance économique affecte de manière importante la consommation énergétique dans les pays industrialisés, font observer les analystes.
Les automobilistes américains, gros consommateurs de carburant, ont par exemple conduit trois fois moins au mois de mai comparé à la même période un an plus tôt.
Cette tendance devrait s'étendre dans les pays émergents où la remise en cause des subventions sur les carburants va contraindre les consommateurs à moins remplir leurs réservoirs.
A l'inverse, les stocks pétroliers, qui avaient fondu au début de l'année, sont en train de se reconstituer. Premier consommateur mondial, les Etats-Unis voient leurs réserves de brut s'étoffer depuis quelques semaines.
"Les investisseurs avaient surréagi quand ils s'étaient rendu compte que la demande avait augmenté et que l'inflation avait bondi. Quand les spéculateurs ont vu que les prix s'étaient envolés, ils ont surenchéri à leur tour. Maintenant que la croissance mondiale faiblit, le marché surréagit dans le sens inverse", résume Daniel Katenberg de Oppenheimer.
Pris de court par la flambée historique des prix, les analystes avaient dans la précipitation révisé à la hausse leurs objectifs de prix pour 2008, allant jusqu'à évoquer un baril à 200 dollars dans les six mois à venir.
Ces scénarios, désastreux pour l'économie mondiale, sont désormais remplacés par une fourchette plus modeste: entre 80 et 110 dollars le baril à la fin de l'année.
Mais le retour au premier plan des problèmes sur les approvisionnements énergétiques pourrait de nouveau sonner un renchérissement des prix, mettent en garde les analystes.
Et de citer notamment une escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sur le programme nucléaire de Téhéran, qui pourrait remettre en cause le matelas des réserves mondiales jugé étroit, relève Antoine Halff de Newedge Group.
L'Iran, deuxième producteur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a averti qu'il fermerait le détroit d'Ormuz par où transitent 40% des exportations mondiales de brut si ses intérêts étaient menacés.
L'explosion des économies chinoise et indienne et le redémarrage de la croissance dans les pays industrialisés en 2009 pourraient aussi relancer la demande.
"A moins de convaincre des millions de Chinois et d'Indiens qu'ils doivent se priver de voiture ou encore de réfrigérateur", ironise John Kilduff de MF Global.
De 147,27 dollars le 11 juillet, le baril de pétrole est passé à environ 115 dollars vendredi à New York. Il s'est ainsi déprécié de plus de 21% en l'espace de quatre semaines.
Dans la foulée, la plupart des prix des matières premières, qui ont bénéficié du boom de l'or noir, sont descendus de leurs sommets: l'once d'or est passé de 1.000 à 800 dollars, les denrées agricoles ont lâché entre 25 et 40% et le litre d'essence à la pompe a perdu environ 6%.
"Le pétrole est à un tournant. S'il est exagéré de parler de l'éclatement d'une bulle, parce qu'il n'y en a jamais eu une, on peut dire qu'on assiste à une pause", affirme Ellis Eckland, analyste indépendant basé à Chicago.
Pour James Williams de WTRG Energy, la loi de l'offre et de la demande a repris le dessus. "Les investisseurs tiennent enfin compte du ralentissement économique mondial. La baisse des prix va se poursuivre", juge-t-il.
L'affaiblissement de la croissance économique affecte de manière importante la consommation énergétique dans les pays industrialisés, font observer les analystes.
Les automobilistes américains, gros consommateurs de carburant, ont par exemple conduit trois fois moins au mois de mai comparé à la même période un an plus tôt.
Cette tendance devrait s'étendre dans les pays émergents où la remise en cause des subventions sur les carburants va contraindre les consommateurs à moins remplir leurs réservoirs.
A l'inverse, les stocks pétroliers, qui avaient fondu au début de l'année, sont en train de se reconstituer. Premier consommateur mondial, les Etats-Unis voient leurs réserves de brut s'étoffer depuis quelques semaines.
"Les investisseurs avaient surréagi quand ils s'étaient rendu compte que la demande avait augmenté et que l'inflation avait bondi. Quand les spéculateurs ont vu que les prix s'étaient envolés, ils ont surenchéri à leur tour. Maintenant que la croissance mondiale faiblit, le marché surréagit dans le sens inverse", résume Daniel Katenberg de Oppenheimer.
Pris de court par la flambée historique des prix, les analystes avaient dans la précipitation révisé à la hausse leurs objectifs de prix pour 2008, allant jusqu'à évoquer un baril à 200 dollars dans les six mois à venir.
Ces scénarios, désastreux pour l'économie mondiale, sont désormais remplacés par une fourchette plus modeste: entre 80 et 110 dollars le baril à la fin de l'année.
Mais le retour au premier plan des problèmes sur les approvisionnements énergétiques pourrait de nouveau sonner un renchérissement des prix, mettent en garde les analystes.
Et de citer notamment une escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sur le programme nucléaire de Téhéran, qui pourrait remettre en cause le matelas des réserves mondiales jugé étroit, relève Antoine Halff de Newedge Group.
L'Iran, deuxième producteur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a averti qu'il fermerait le détroit d'Ormuz par où transitent 40% des exportations mondiales de brut si ses intérêts étaient menacés.
L'explosion des économies chinoise et indienne et le redémarrage de la croissance dans les pays industrialisés en 2009 pourraient aussi relancer la demande.
"A moins de convaincre des millions de Chinois et d'Indiens qu'ils doivent se priver de voiture ou encore de réfrigérateur", ironise John Kilduff de MF Global.
Inscription à :
Articles (Atom)