jeudi 14 août 2008

Géorgie et Russie acceptent avec réserves le plan de paix négocié par Sarkozy

TBILISSI (AFP) - La Russie et la Géorgie ont accepté mardi le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy, qui prévoit le retrait de l'essentiel des forces russes et géorgiennes, Tbilissi excluant cependant toute discussion ultérieure sur le statut de ses territoires séparatistes.Evènement Le président russe Dmitri Medvedev a ordonné mardi la fin des hostilités contre la Géorgie avant l'annonce dans la soirée que le plan de paix négocié par la France, présidente de l'UE, avait été accepté par les deux pays. Ce plan prévoit le retrait des forces russes et géorgiennes, et dont a été retirée toute mention de discussion sur le statut futur des territoires séparatistes géorgiens.

"Il y a un texte, il a été accepté à Moscou, il a été accepté ici en Géorgie (...), j'ai l'accord de tous les protagonistes", a dit le président Sarkozy mardi soir lors d'une conférence de presse commune à l'issue d'entretiens avec son homologue géorgien Mikheïl Saakachvili à Tbilissi.

Ce "texte-cadre" sera présenté aux ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne mercredi à Bruxelles "pour qu'il soit soutenu et garanti" par l'UE, a précisé président français, qui s'était d'abord rendu dans la journée à Moscou. "Ce texte servira de base à la préparation d'un document juridique sous la forme d'une résolution qui sera déposée au Conseil de sécurité de l'Onu", a poursuivi M. Sarkozy.

Le président géorgien a pour sa part insisté sur le fait que la perspective de discussions ultérieures sur le statut de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud, initialement prévue par le texte en six points avait été écartée. "Nous ne voulons laisser aucun doute (sur le fait que) l'intégrité territoriale et l'appartenance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie (les deux territoires séparatistes en question) à la Géorgie ne pourra jamais être mise en doute", a insisté le président géorgien.

Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, avait déclaré samedi que la Géorgie avait porté un "coup mortel" à son intégrité territoriale en faisant entrer ses soldats la veille en Ossétie du Sud.

Du reste, a précisé M. Sarkozy, "dans l'attente d'un mécanisme international" sur la nécessité duquel insiste Tbilissi, les "forces de paix russes", vont pouvoir mettre en oeuvre "des mesures additionnelles de sécurité" dans "l'immédiate proximité de l'Ossétie du Sud", en territoire géorgien.

Le plan prévoit par ailleurs que les parties russe et géorgienne s'engagent à ne pas "recourir à la force", à "cesser les hostilités de façon définitive", assurer un "accès libre à l'aide humanitaire", que les forces géorgiennes doivent retourner "dans leur lieu habituel de cantonnement", tandis que l'armée russe doit se retirer "sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités".

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait averti que la Russie serait contrainte de prendre de nouvelles "mesures" contre la Géorgie, si celle-ci rejetait le plan de paix négocié par M. Sarkozy. Mikheïl Saakachvili est "tombé dans un piège grossier" en lançant une offensive militaire en Ossétie du Sud et il "a joué et perdu", a-t-on estimé dans l'entourage du président français Nicolas Sarkozy.

Les Etats-Unis avaient souligné que les opérations militaires russes en Géorgie devaient "vraiment s'arrêter maintenant", et ont annulé selon une source un exercice militaire conjoint qui devait se tenir du 15 au 23 août avec les Russes dans la mer du Japon.

Avant d'accepter un accord, la Géorgie a annoncé quitter la Communauté des Etats indépendants, qui regroupe sous la houlette de la Russie douze des quinze ex-républiques soviétiques, et demandé une "assistance militaire" à l'Otan, notamment pour remplacer son système de radars détruit par l'offensive russe. Les perspectives pour la Géorgie d'une entrée à terme au sein de l'Alliance atlantique "sont maintenues", a affirmé le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer.

Par ailleurs, la Géorgie a porté plainte devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre la Russie pour "nettoyage ethnique", a annoncé la CIJ dans la soirée.

Cinq dirigeants d'anciens pays communistes, la Pologne, l'Ukraine et les Etats baltes, étaient venus mardi soir à Tbilissi soutenir la Géorgie.Le temps de la domination russe "est passé" en Géorgie, a notamment lancé le président polonais Lech Kaczynski, devant des dizaines de milliers de personnes réunies devant le Parlement géorgien.

Sur le terrain, la situation est restée confuse mardi, les Russes accusant les Géorgiens ne ne pas respecter le cessez-le-feu, mais annonçant pour leur part avoir pris le contrôle de l'aéroport de Senaki, proche de l'Abkhazie, dans l'ouest de la Géorgie.

Deux journalistes, l'un géorgien et l'autre néerlandais, ont été tués dans le bombardement de la ville géorgienne de Gori, selon un photographe de l'AFP et la chaîne de télévision RTL pour laquelle travaillait le correspondant néerlandais.

"Nous avons de très lourdes pertes, une grande partie de nos équipements militaires et de notre armement a été détruit", les forces russes ont fait sauter mardi au moins trois navires de guerre dans le port géorgien de Poti, sur la mer Noire, a annoncé le Conseil de sécurité géorgien.

lundi 11 août 2008

Les prix du pétrole baissent, mais une nouvelle flambée n'est pas exclue

NEW YORK (AFP) - En moins d'un mois, le baril de pétrole, que certains voyaient à 200 dollars d'ici la fin de l'année, a perdu plus de 32 dollars, mais une nouvelle flambée n'est pas exclue en cas de crise iranienne par exemple, avertissent les analystes.
De 147,27 dollars le 11 juillet, le baril de pétrole est passé à environ 115 dollars vendredi à New York. Il s'est ainsi déprécié de plus de 21% en l'espace de quatre semaines.

Dans la foulée, la plupart des prix des matières premières, qui ont bénéficié du boom de l'or noir, sont descendus de leurs sommets: l'once d'or est passé de 1.000 à 800 dollars, les denrées agricoles ont lâché entre 25 et 40% et le litre d'essence à la pompe a perdu environ 6%.


"Le pétrole est à un tournant. S'il est exagéré de parler de l'éclatement d'une bulle, parce qu'il n'y en a jamais eu une, on peut dire qu'on assiste à une pause", affirme Ellis Eckland, analyste indépendant basé à Chicago.

Pour James Williams de WTRG Energy, la loi de l'offre et de la demande a repris le dessus. "Les investisseurs tiennent enfin compte du ralentissement économique mondial. La baisse des prix va se poursuivre", juge-t-il.

L'affaiblissement de la croissance économique affecte de manière importante la consommation énergétique dans les pays industrialisés, font observer les analystes.

Les automobilistes américains, gros consommateurs de carburant, ont par exemple conduit trois fois moins au mois de mai comparé à la même période un an plus tôt.

Cette tendance devrait s'étendre dans les pays émergents où la remise en cause des subventions sur les carburants va contraindre les consommateurs à moins remplir leurs réservoirs.

A l'inverse, les stocks pétroliers, qui avaient fondu au début de l'année, sont en train de se reconstituer. Premier consommateur mondial, les Etats-Unis voient leurs réserves de brut s'étoffer depuis quelques semaines.

"Les investisseurs avaient surréagi quand ils s'étaient rendu compte que la demande avait augmenté et que l'inflation avait bondi. Quand les spéculateurs ont vu que les prix s'étaient envolés, ils ont surenchéri à leur tour. Maintenant que la croissance mondiale faiblit, le marché surréagit dans le sens inverse", résume Daniel Katenberg de Oppenheimer.

Pris de court par la flambée historique des prix, les analystes avaient dans la précipitation révisé à la hausse leurs objectifs de prix pour 2008, allant jusqu'à évoquer un baril à 200 dollars dans les six mois à venir.

Ces scénarios, désastreux pour l'économie mondiale, sont désormais remplacés par une fourchette plus modeste: entre 80 et 110 dollars le baril à la fin de l'année.

Mais le retour au premier plan des problèmes sur les approvisionnements énergétiques pourrait de nouveau sonner un renchérissement des prix, mettent en garde les analystes.


Et de citer notamment une escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sur le programme nucléaire de Téhéran, qui pourrait remettre en cause le matelas des réserves mondiales jugé étroit, relève Antoine Halff de Newedge Group.

L'Iran, deuxième producteur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a averti qu'il fermerait le détroit d'Ormuz par où transitent 40% des exportations mondiales de brut si ses intérêts étaient menacés.

L'explosion des économies chinoise et indienne et le redémarrage de la croissance dans les pays industrialisés en 2009 pourraient aussi relancer la demande.

"A moins de convaincre des millions de Chinois et d'Indiens qu'ils doivent se priver de voiture ou encore de réfrigérateur", ironise John Kilduff de MF Global.

Décès de Gustave Leven, ancien PDG de la Source Perrier

PARIS (AFP) - Gustave Leven, président d'honneur et ancien PDG de la Source Perrier (groupe Nestlé), est décédé à Cannes le 29 juillet à l'âge de 94 ans, a fait savoir sa famille dans une annonce parue au carnet du Figaro de samedi.
"Les obsèques ont eu lieu dans l'intimité familiale", précise l'annonce.

Gustave Leven est né le 7 mars 1914 à Paris. Fils d'un agent de change parisien, il officie avec son père lorsque ce dernier lui demande de trouver un repreneur à une petite source située à Vergèze, dans le Gard.


Elle appartient alors aux héritiers de l'ancien propriétaire anglais, St John Harmsworth, qui en avait assuré le développement dans l'Empire britannique. En 1947, Gustave Leven décide de la racheter pour son propre compte.

Il en restera le patron jusqu'en 1990 et en assurera le développement avec des slogans célèbres comme "Perrier, c'est fou !".

De 1948 à 1952, la production passe ainsi de 30 à 150 millions de bouteilles. La France devient le premier marché de Perrier en absorbant plus de 80% de la production.

En 1976, Perrier se lance à la conquête du marché américain. En 1988, le groupe vend près de 300 millions de bouteilles aux Etats-Unis, soit l'équivalent de 80% des eaux importées, selon le site internet de la marque.

Le groupe joue aussi la carte de la diversification avec les boissons sans alcool (Pschitt, Mambo, Oasis...), l'exploitation sous licence de Pepsi-Cola et de Gini et les fromages (Roquefort Société, Rondelé, Cantal, Saint-Nectaire...).

M. Leven était aussi connu comme l'homme des "coups" en Bourse.

En 1988, il n'hésite pas à soutenir Georges Pebereau, dirigeant de la Société immobilière de gestion et de participation (SIGP), dans son raid manqué contre la Société Générale. Avec ses associés de l'époque, François Dalle (fondateur de L'Oréal), et Jean-Louis Descours (Chaussures André), cela leur vaudra le surnom de "golden papies".


La même année, il revend 950.000 actions de la chaîne de télévision Canal + à la Caisse des dépôts et réalise une plus-value de 560.000 francs (85.000 euros).

Lorsqu'il quitte sa direction, Perrier est le leader mondial des eaux minérales et de source. Le groupe produit 1,2 milliard de bouteilles chaque année, pour un chiffre d'affaires de plus de 17 milliards de francs (2,6 mds EUR) et un bénéfice net de 347 millions (53 M EUR).

Perrier s'est fait racheter par le groupe Nestlé en 1992 à la suite d'une OPA. La source doit son nom à un médecin de Nîmes, Louis Perrier, qui en avait commencé l'exploitation à la fin du XIXe siècle.

Inquiétudes sur la Géorgie, maillon clef du transit de pétrole et de gaz

LONDRES (AFP) - La Géorgie, voie de transit clef pour les hydrocarbures de la mer Caspienne vers l'ouest, voit sa position menacée par les violents combats avec la Russie, au grand dam des Occidentaux inquiets en particulier pour la sécurité du nouvel oléoduc BTC construit à grand frais.
Alors que la Géorgie ne produit pas de pétrole, les compagnies énergétiques occidentales avaient misé sur ce pays pro-occidental, situé entre l'Iran et les oléoducs et gazoducs sous monopole russe, pour développer les exportations d'hydrocarbures extraits d'Azerbaïdjan, au bord de la mer Caspienne.

Depuis l'arrivée au pouvoir du président géorgien Mikheïl Saakachvili en 2004, qui a encouragé le rapprochement de Tbilissi avec Washington et l'Europe, deux nouveaux pipelines ont été mis en fonctionnement, mais le conflit avec la Russie pourrait mettre en danger le transit par ce pays.


L'Azerbaïdjan a annoncé samedi la suspension de ses exportations de pétrole via les ports géorgiens de Koulevi et Batoumi, sur la mer Noire en raison du conflit.

Et le Premier ministre géorgien, Lado Gourgenidze, a déclaré de son côté que l'aviation russe avait effectué samedi des bombardements à proximité de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), qui n'a cependant pas été endommagé.

L'opérateur du pipeline, la compagnie pétrolière britannique BP, interrogée par l'AFP a mis en doute les informations sur ces bombardements. "Nous ne sommes pas au courant, et je pense que nous le serions si cela était vrai", a déclaré un porte-parole de la compagnie.

BP possède 30% de cette infrastructure dont la construction a coûté plus de 3 milliards de dollars aux côtés d'une dizaine d'autres partenaires, dont les groupes américains Chevron et ConocoPhillips.

Inauguré en 2006, le BTC, long de 1.774 km, achemine le pétrole des gisements azerbaïdjanais de la mer Caspienne vers le port turc de Ceyhan sur la Méditerranée avec une capacité de 1,2 million de barils/jour.

Mais Paul Stevens, analyste pétrolier pour l'institut Chatham House, estime que le sort du BTC ne devrait pas affoler immédiatement les marchés alors que le transit est déjà interrompu depuis mercredi après un incendie en Turquie dû à une explosion.

"Même si le tube est mis hors service pour une semaine ou deux il est très peu probable que cela ait beaucoup d'effet sur l'offre mondiale de pétrole", a-t-il souligné sur la chaîne Sky News.

BP est également l'opérateur de l'oléoduc Bakou-Soupsa, un pipeline soviétique rénové, qui débouche sur la côté géorgienne de la mer Noire ainsi que du nouveau gazoduc du Sud Caucase (Bakou-Tbilissi-Erzurum).

Cette infrastructure de 692km transporte quelque 8 milliards de m3 de gaz par an du vaste champ offshore azerbaïdjanais Shah Deniz via la Géorgie jusqu'à la frontière entre la Turquie et la Géorgie.

Pour Natalia Leschenko, analyste de Global Insight, les pipelines géorgiens ne devraient pas être touché par l'actuelle offensive russe contre la Géorgie.


"La tâche des forces russes à présent est de s'assurer le contrôle de l'Ossétie du Sud (...) les pipelines ne seraient en danger que s'il y avait une escalade et que la Russie décidait d'un blocus économique", observe-t-elle.

Michael Denison, membre associé de Chatham House considère cette éventualité comme peu probable.

Des frappes ou "des tentatives de la Russie de prendre contrôle des pipelines seraient extrêmes car alors l'Otan pourrait conclure à une menace existentielle pour sa sécurité et cela impliquerait une réponse militaire", observe-t-il.

Les analystes s'accordent à dire cependant que les combats en Géorgie devraient décourager à long terme les investissements dans les hydrocarbures de la Caspienne, perçus jusqu'à récemment comme une alternative aux ressources contrôlées par les pays du Proche-Orient et par la Russie.

Chine: l'excédent commercial en baisse de 9,6% sur janvier-juillet

PEKIN (AFP) - L'excédent commercial de la Chine a baissé de 9,6% en glissement annuel sur les sept premiers mois de l'année, ont annoncé lundi les Douanes dans un communiqué.
Il a représenté 123,72 milliards de dollars sur cette période, a précisé l'agence officielle.

La baisse s'est toutefois modérée par rapport aux six premiers mois de l'année: l'excédent avait décru de près de 12% sur cette période, par rapport à 2007, les exportations chinoises restant affectées par les difficultés de l'économie américaine et la hausse du yuan.


Les exportations ont progressé de 22,6%, les importations de 31%.

Sur le seul mois de juillet, l'excédent a représenté 25,28 milliards de dollars, quelque 900 millions de dollars de moins qu'en juillet 2007, selon Chine Nouvelle.

Toutefois, l'excédent de juillet est supérieur aux prévisions des analystes. "Le consensus était de 20,3 milliards, nos prévisions de 22,8 milliards", indique Goldman Sachs dans une note. Il dépasse aussi celui de juin, qui était de 21,4 milliards de dollars.

En juillet, "la croissance des exportations a été modérément plus forte que prévu", souligne de son côté Stephen Green, économiste de Standard Chartered. "Bien que nous nous attendions à la poursuite de la détérioration, le consommateur américain et européen restant chez lui, la résistance de la demande pour les exportations chinoises est toujours remarquable", dit-il.

Aussi, pour l'économiste, il semblerait prématuré d'envisager une volte-face sur la politique d'appréciation du yuan, incriminée par des exportateurs chinois.

"Nous nous attendons toujours à ce que le taux de change USD-CNY descende vers 6,60 (yuans contre le dollar) d'ici à la fin de l'année, en partie pour alléger les pressions inflationnistes importées", ajoute-t-il.

L'euro poursuit sa chute face au dollar, inquiétudes sur la Géorgie

TOKYO (AFP) - L'euro est de nouveau passé sous le seuil de 1,50 dollar, un plus bas depuis cinq mois, lundi dans les échanges asiatiques, en raison des inquiétudes suscitées par le conflit en Géorgie et les signes de ralentissement économique de la zone euro, selon des courtiers.
L'euro était déjà passé sous ce seuil en cours de séance vendredi.

Vers 06H00 GMT (08H00 à Paris) lundi, l'euro valait 1,4963 dollar, contre 1,5013 dollar vendredi vers 21H00 GMT à New York.


La devise européenne était également en baisse face au yen, à 164,74 yens pour un euro, contre 165,35 vendredi. Le dollar restait stable face à la monnaie japonaise, à 110,10 yens pour un dollar, contre 110,11 yens vendredi.

"Beaucoup d'investisseurs considèrent les troubles en Géorgie comme une raison supplémentaire de vendre leurs euros, l'Europe reposant fortement sur la Russie pour son approvisionnement en pétrole", explique Satoshi Tansho, opérateur chez Chuo Mitsui Trust Bank.

La Russie poursuivait ses attaques en Géorgie lundi malgré les appels au cessez-le-feu, après l'intervention des forces russes en Ossétie du Sud.

L'euro continue par ailleurs d'être tiré vers le bas par les inquiétudes pesant sur la santé économique de la zone euro, selon des courtiers.

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi de laisser son taux directeur inchangé à 4,25%, conformément aux attentes.

"Nous avions identifié certains risques pour la croissance. (...) Certains se matérialisent", a déclaré le président de la BCE Jean-Claude Trichet, en prédisant un ralentissement économique net aux deuxième et troisième trimestres. Ces propos soutiennent l'hypothèse d'une baisse future des taux pour stimuler la croissance plutôt que d'une hausse pour combattre l'inflation.

Le billet vert est descendu sous le seuil des 110 yens, sur des prises de bénéfices, mais beaucoup jugent le dollar "aussi attractif à son niveau actuel", estime M. Tansho.

Le dollar avait plongé face à l'euro et à d'autres devises ces derniers mois, plombé par le ralentissement de l'économie américaine, la crise immobilière et l'effondrement du crédit, mais il a récemment amorcé une remontée, due en partie aux craintes de récession pesant sur la zone euro et le Japon.

L'Italie a annoncée vendredi une contraction de son économie pour le deuxième trimestre, et les analystes s'attendent à ce que le Japon fasse de même mercredi.

Le dollar australien a touché lundi un plus bas depuis sept mois face au dollar US, entraîné par la chute des prix des biens de consommation et le renforcement de la devise américaine.

La banque centrale d'Australie a baissé lundi, à 2%, sa prévision de croissance de l'économie du pays pour l'année 2008 contre 2,25% auparavant.

La livre britannique s'appréciait lundi face à l'euro, à 78,08 pence pour un euro, mais baissait face au dollar à 1,9163 dollar pour une livre.

La devise helvétique était en hausse face à l'euro, à 1,6206 franc suisse pour un euro, mais reculait face à la monnaie américaine, à 1,0831 franc suisse pour un dollar.

Bourse de Paris: le CAC 40 se maintient en hausse

PARIS (AFP) - La Bourse de Paris se maintenait en hausse lundi en fin de matinée, le CAC 40 gagnant 0,43% et s'ancrant au-dessus du seuil de 4.500 points, dans un marché aidé par l'affaiblissement continu de l'euro.
A 11H59 (9H59 GMT), l'indice vedette prenait 19,43 points à 4.511,28 points, dans un volume d'échanges de 1,107 milliard d'euros, après quatre séances consécutives de progression et une hausse de 4,11% sur l'ensemble de la semaine dernière.

Londres avançait de 0,47%, Francfort de 0,31% et l'Eurostoxx 50 de 0,51%.


La place parisienne suivait le mouvement de reprise de la Bourse de New York, qui avait terminé en forte hausse vendredi, le Dow Jones ayant gagné 2,65% et le Nasdaq 2,48%.

"Ce sont plutôt les valeurs liées au cours du dollar qui tirent le marché", a expliqué à l'AFP un vendeur d'actions parisien.

"Mais l'inconnu est l'évolution du baril de pétrole. Pour le moment, il n'y a pas eu de hausse spectaculaire face au conflit en Géorgie, mais si ça dérivait de ce côté-là, la direction du marché pourrait s'inverser", a-t-il estimé.

En effet, les marchés financiers ont trouvé ces derniers jours un peu de répit dans le reflux conséquent des prix du pétrole, qui étaient tombés en fin de semaine aux alentours de 115 dollars le baril, apaisant les craintes d'une accélération encore plus grande de l'inflation.

Mais lundi, les cours du pétrole brut reprenaient environ un dollar à New York et à Londres.

Selon des courtiers, ce rebond des prix énergétiques se produisait sur fond d'inquiétudes liées au conflit de la Russie avec la Géorgie, pays non-producteur mais voie de transit clef pour les hydrocarbures de la mer Caspienne vers l'ouest.

En revanche, l'euro continuait de s'affaiblir face au dollar, redescendant autour de 1,50 dollar, devant des signes d'affaiblissement de l'économie européenne.

La première estimation de la croissance du PIB de la zone euro pour le deuxième trimestre sera dévoilée jeudi.

En France, la production industrielle a reculé de 0,4% en juin, ce qui a amené les analystes de Natixis à tabler désormais sur une contraction du PIB hexagonal.

Pour la zone euro et les Etats-Unis, l'agenda de statistiques macroéconomiques de lundi est vide.

RENAULT (+1,77% à 59,64 euros), PEUGEOT (+1,24% à 34,42 euros) et surtout MICHELIN (+1,99% à 46,66 euros) continuaient de tirer profit de la modération récente des prix du pétrole, ainsi que de l'affaiblissement du dollar, tout comme SAINT-GOBAIN (+2,82% à 43,39 euros) ou encore ALCATEL-LUCENT (+2,29% à 4,24 euros).

DEXIA (+3,04% à 9,50 euros), valeur vedette de tête, "rattrape le chemin perdu" la semaine dernière après les pertes de sa filiale américaine de rehaussement de crédit FSA, a noté le vendeur d'actions interrogé par l'AFP. Les valeurs bancaires sont bien orientées, comme CREDIT AGRICOLE (+1,50% à 14,89 euros) et NATIXIS (+17,07% à 7,20 euros).


BOUYGUES (+2,83% à 45,80 euros), qui vient d'entrer dans la liste des valeurs préférées ("Conviction Buy List") de Goldman Sachs, monte avant la publication de son chiffre d'affaires pour le premier semestre, à la fin de la séance boursière.

EDF (+0,13% à 56,07 euros) a finalisé dimanche un accord de coopération avec l'électricien chinois China Guangdong Nuclear Power Holding Company (CGNPC) pour construire et exploiter deux centrales nucléaires EPR en Chine. La participation du groupe français s'élève à 30% pour 50 ans.

ARCELORMITTAL (-0,57% à 52,57 euros) retombe, après l'acquisition de 49% du brésilien Mineraçao Pirâmide Participaçoes Ltda (MPP). L'activité de MPP porte "essentiellement sur la prospection et l'exploitation de réserves de minerai de fer et de manganèse" dans l'Etat du Mato Grosso do Sul.

BELVEDERE (+3,24% à 85,02 euros), qui est placé sous procédure de sauvegarde depuis le 16 juillet, serait prêt à revendre la société Marie Brizard pour se désendetter, selon le quotidien Les Echos.

Euronext (CAC 40)

L'euro revient à la hausse après son passage sous 1,50 dollar

LONDRES (AFP) - L'euro revenait à la hausse face au dollar lundi matin après qu'il soit passé de nouveau sous le seuil de 1,50 dollar pendant les échanges asiatiques, un plus bas depuis cinq mois, en raison des signes de ralentissement économique de la zone euro et du Japon.
Vers 09H00 GMT (11H00 à Paris) lundi, l'euro valait 1,5065 dollar, contre 1,5013 dollar vendredi vers 21H00 GMT à New York.

La devise européenne était également en hausse face au yen, à 165,46 yens pour un euro, contre 165,35 vendredi.


Le dollar était en baisse face à la monnaie japonaise, à 109,73 yens pour un dollar, contre 110,11 yens vendredi.

L'euro continue d'être tiré vers le bas par les inquiétudes pesant sur la santé économique de la zone euro.

"Nous avions identifié certains risques pour la croissance. (...) Certains se matérialisent", avait reconnu jeudi le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, en prédisant un ralentissement économique net aux deuxième et troisième trimestres après que l'institution avait décidé de laisser son taux directeur inchangé à 4,25%.

Des propos soutiennent l'hypothèse d'une baisse future des taux pour stimuler la croissance plutôt que d'une hausse pour combattre l'inflation.

Vendredi, l'euro avait connu un premier passage sous le seuil de 1,50 dollar, un niveau plus testé depuis cinq mois.

Les investisseurs rachètent des dollars au détriment des euros parce qu'ils redoutent que la zone euro puisse "être la première à entrer en récession", expliquent les analystes de Capital Economics.

Par ailleurs le Japon ne sera pas épargné par le ralentissement économique international et pourrait même entrer en récession, prédisaient lundi les économistes, un risque que le gouvernement n'écarte plus à l'avant-veille de la publication des chiffres trimestriels de croissance.

Conséquence de ces craintes sur la croissance, le billet vert se maintient toujours à des niveaux de plus hauts face aux principales devises: le yen a marqué un plus bas depuis janvier, à 110,39 yens, la livre sterling a reculé jusqu'à 1,9110 dollar pour une livre, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis novembre 2006, tandis que les devises helvètes et australiennes touchaient un plus bas depuis sept mois face au dollar US.

Après avoir plongé ces derniers mois, plombé par le ralentissement de l'économie américaine, la crise immobilière et l'effondrement du crédit, il a récemment retrouvé une vigueur inattendue, non en raison du différentiel de taux, le loyer du dollar restant moins attractif que celui de la livre sterling ou de l'euro par exemple, mais en raison d'un changement de sentiment sur les marchés.


"Un retournement de tendance qui pourrait se confirmer cette semaine", selon les analystes de Barclays Capital, qui notaient à l'agenda la publication de chiffres sur l'inflation des deux côtés de l'Atlantique, ainsi que des ventes de détail aux Etats-Unis et de la croissance en zone euro.

La livre britannique baissait lundi face à l'euro, à 78,36 pence pour un euro, mais remontait face au dollar à 1,9247 dollar pour une livre.

La devise helvétique était en hausse face à l'euro, à 1,6209 franc suisse pour un euro, comme face à la monnaie américaine, à 1,0747 franc suisse pour un dollar.

L'once d'or cotait 882,05 dollars contre 852,50 dollars vendredi au fixing du soir.

France: la production industrielle recule, un pas de plus vers la récession

PARIS (AFP) - La production industrielle française a de nouveau reculé en juin après une chute en mai, un mauvais signe de plus pour la croissance, que les économistes prévoient anémique, voire négative au deuxième trimestre.
"On peut quasiment parler de récession industrielle", juge Nicolas Bouzou, d'Asterès, qui s'inquiète du recul "très rapide" de la production, revenue "à son plus bas depuis le premier semestre 2006".

En juin, la production industrielle a baissé de 0,4% après avoir chuté de 2,9% le mois précédent, a indiqué l'Insee lundi.


Sur l'ensemble du deuxième trimestre, la production baisse de 1,4% comparé au premier trimestre, et de 0,2% sur un an.

L'industrie automobile continue sa chute rapide: -3% en juin après -8% en mai. "On n'avait pas fait pire depuis le quatrième trimestre 2001", relève Alexander Law, qui attribue cette mauvaise performance aux "politiques de délocalisation de PSA et Renault", à la "morosité des marchés ouest-européens" ou encore à l'éco-pastille.

La production agricole et alimentaire, celle de biens d'équipement ou de biens intermédiaires (produits chimiques, en plastique, en bois, papier ou carton...) reculent.

Nicolas Bouzou remarque que ces derniers "sont situés en amont de la chaîne de production" et "envoient donc un signal négatif sur la conjoncture industrielle pour les trois prochains mois".

Il note toutefois que la production de biens intermédiaires reste en légère hausse au deuxième trimestre, grâce à l'aéronautique et à la demande des pays émergents sur "certains segments comme la mécanique".

Les secteurs de l'énergie, de la construction et des biens de consommation rebondissent eux après un recul en mai.

Le recul global de la production industrielle s'ajoute à la litanie de mauvaises nouvelles de ces dernières semaines.

Le déficit commercial s'est encore creusé au premier semestre, atteignant 24,387 milliards d'euros contre 15,801 milliards un an plus tôt. La consommation est tombée dans le rouge en juin, même si elle reste à la hausse sur un an.

L'indice d'activité PMI dans les services a subi sa plus forte contraction depuis dix ans, celui du secteur manufacturier est au plus bas depuis cinq ans, et l'indicateur avancé de l'OCDE pour la France a également reculé le mois dernier.

Le moral des industriels est lui au plus bas depuis depuis cinq ans, celui des ménages depuis 20 ans...

Vu ces mauvais indicateurs, la croissance du deuxième trimestre, qui sera publiée le 14 août, "a sans doute été très faible, voire négative", estime Mathieu Kaiser, économiste de BNP Paribas, pour qui "une récession est plus que probable d'ici la fin de l'année".

"Tous les voyants sont dans le rouge, ce qui ne peut que renforcer nos craintes d'une très mauvaise surprise pour la croissance du deuxième trimestre", renchérit Alexander Law, de Xerfi. Il anticipait jusqu'alors une croissance de 1,7% pour 2008 mais pourrait réviser cette prévision à 1,5%.

M. Bouzou table lui sur une hausse du PIB limitée à 0,1 ou 0,2% au deuxième trimestre et sur 1,4% ou 1,5% pour 2008.

Le gouvernement espère entre 1,7% et 2% de croissance, tout en reconnaissant qu'elle risque d'être proche du bas de cette fourchette.

Le repli de l'euro et des cours du pétrole apporte toutefois une note d'espoir. La hausse de l'inflation liée à la flambée pétrolière ne semble pas avoir entraîné de bond des salaires, ce qui pourrait permettre à la croissance de repartir à partir de la mi-2009, prévoit Olivier Bizimana, du Crédit Agricole.

L'excédent commercial de la Chine a baissé de 9,6% sur janvier-juillet

PEKIN (AFP) - L'excédent commercial de la Chine a baissé de 9,6% en glissement annuel sur les sept premiers mois de l'année, mais est reparti à la hausse en juillet, selon des chiffres des douanes publiés lundi.
Il a représenté 123,72 milliards de dollars entre janvier et juillet, a précisé l'agence officielle.

Sur les six premiers mois de l'année, l'excédent avait décru de près de 12% sur un an, les exportations chinoises étant affectées par les difficultés de l'économie américaine et la hausse du yuan.


Sur le seul mois de juillet, l'excédent a représenté 25,28 milliards de dollars, quelque 900 millions de dollars de plus qu'en juillet 2007, selon les chiffres alors communiqués par les Douanes.

Des médias chinois citant Chine Nouvelle, qui avait donné l'information avant le communiqué des Douanes, avaient précédemment affirmé que cet excédent représentait quelque "900 millions de dollars de moins" qu'en juillet 2007.

Les exportations, qui n'avaient augmenté que de 21,9% en juin, ont repris de la vigueur le mois suivant, à +26,9%.

"Grâce au rebond inattendu des exportations, l'excédent commercial est en hausse -- pour la première fois en quatre mois -- par rapport à un an plus tôt", souligne Moody's economy.com.

Parallèlement, la hausse des importations est aussi restée forte (+33,7%) portée par les prix des matières premières, de l'énergie et de l'alimentation.

L'excédent de juillet est supérieur aux prévisions des analystes. "Le consensus était de 20,3 mds, nos prévisions de 22,8 mds", indique Goldman Sachs dans une note.

Il dépasse aussi celui de juin, qui était de 21,35 mds de dollars, en baisse lui de 20,7% en glissement annuel.


"Bien que nous nous attendions à la poursuite de la détérioration, le consommateur américain et européen restant chez lui, la résistance de la demande pour les exportations chinoises est toujours remarquable", a commenté Stephen Green, économiste de Standard Chartered, en soulignant que "la croissance des exportations avait été modérément plus forte que prévu".

Aussi, pour l'économiste, il semblerait prématuré d'envisager une volte-face sur la politique d'appréciation du yuan, incriminée par des exportateurs chinois.

"Nous nous attendons toujours à ce que le taux de change USD-CNY descende vers 6,60 (yuans contre le dollar) d'ici à la fin de l'année, en partie pour alléger les pressions inflationnistes importées", ajoute-t-il.

L'euro repasse sous 1,50 dollar en raison des craintes sur la croissance

LONDRES (AFP) - L'euro repassait sous 1,50 dollar lundi, toujours affaibli par des signes de ralentissement économique de la zone euro, la production industrielle française s'étant affichée en recul dans la matinée, tandis que les marchés misaient sur une reprise de la croissance aux Etats-Unis.
Vers 13H00 GMT (15H00 à Paris) lundi, l'euro valait 1,4983 dollar, contre 1,5013 dollar vendredi vers 21H00 GMT à New York.

La devise européenne était également en baisse face au yen, à 164,56 yens pour un euro, contre 165,35 vendredi.


Le dollar était en baisse face à la monnaie japonaise, à 109,66 yens pour un dollar, contre 110,11 yens vendredi.

La production industrielle française a de nouveau reculé en juin après une chute en mai, un mauvais signe de plus pour la croissance, que les économistes prévoient anémique, voire négative au deuxième trimestre.

"Nous avions identifié certains risques pour la croissance. (...) Certains se matérialisent", avait reconnu jeudi le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, en prédisant un ralentissement économique net aux deuxième et troisième trimestres après la décision de l'institution de laisser son taux directeur inchangé à 4,25%.

Des propos qui soutiennent l'hypothèse d'une baisse future des taux pour stimuler la croissance plutôt que d'une hausse pour combattre l'inflation.

Vendredi, l'euro avait connu un premier passage sous le seuil de 1,50 dollar, un niveau plus testé depuis cinq mois.

Il est tombé lundi matin jusqu'à un plus bas depuis le 26 février à 1,4907 dollar pour un euro.

De son côté, le Japon ne sera pas épargné par le ralentissement économique international et pourrait même entrer en récession, prédisaient les économistes, à l'avant-veille de la publication des chiffres trimestriels de croissance.

En revanche, après avoir été plombé par le ralentissement de l'économie américaine, la crise immobilière et l'effondrement du crédit, le dollar a récemment retrouvé une vigueur inattendue, non en raison du différentiel de taux, le loyer du dollar restant moins attractif que celui de la livre sterling ou de l'euro par exemple, mais en raison d'un changement de sentiment sur les marchés.

"En deux jours, l'euro a perdu 6 cents, le mouvement le plus large depuis l'adoption de la monnaie unique", commentaient les analystes de Commerzbank, évoquant la fin d'une "bulle spéculative".

"Mais il pourrait aussi s'agir d'une réévaluation plus globale, avançaient-ils : alors que le reste du monde semble plonger dans une récession les Etats-Unis donnent l'impression d'affronter la crise mieux que quiconque".

Du coup, le billet vert tient le haut du panier face aux principales devises: le yen a marqué un plus bas depuis janvier, à 110,39 yens, la livre sterling a reculé jusqu'à 1,9110 dollar pour une livre, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis novembre 2006, tandis que les devises helvétiques et australiennes avaient touché un plus bas depuis sept mois face au dollar US.


En raison du conflit en Ossétie, la devise russe connaissait un accès de faiblesse lundi, avec un plus bas depuis février dernier à 24,61 roubles pour un dollar.

La livre britannique était stable face à l'euro, à 78,11 pence pour un euro, et inchangée face au dollar à 1,9202 dollar pour une livre.

La devise helvétique était en hausse dans l'après-midi face à l'euro, à 1,6201 franc suisse pour un euro, comme face à la monnaie américaine, à 1,0798 franc suisse pour un dollar.

L'once d'or cotait 863,75 dollars au fixing du matin contre 852,50 dollars vendredi soir.

Le yuan a clôturé en hausse à 6,8577 yuans pour un dollar contre 6,858 yuans vendredi.

Le tableau des médailles à l'issue de la 3e journée

PÉKIN (AFP) - Tableau des médailles des jeux Olympiques de Pékin, après 34 épreuves et à l'issue de la 3e journée, lundi:
Or Argent Bronze Total
Chine 9 3 2 14
Corée du Sud 4 4 0 8
Etats-Unis 3 4 5 12
Italie 3 3 2 8
Australie 2 0 3 5
Japon 2 0 2 4
Grande-Bretagne 2 0 1 3
République tchèque 2 0 0 2
Pays-Bas 1 1 1 3
Espagne 1 0 1 2
Finlande 1 0 1 2
Azerbaïdjan 1 0 0 1
Inde 1 0 0 1
Roumanie 1 0 0 1
Thaïlande 1 0 0 1
Russie 0 4 2 6
France 0 3 2 5
Corée du Nord 0 1 3 4
Cuba 0 1 1 2
Allemagne 0 1 1 2
Autriche 0 1 0 1
Colombie 0 1 0 1
Hongrie 0 1 0 1
Norvège 0 1 0 1
Slovaquie 0 1 0 1
Suède 0 1 0 1
Turquie 0 1 0 1
Vietnam 0 1 0 1
Zimbabwe 0 1 0 1
Brésil 0 0 2 2
Indonésie 0 0 2 2
Algérie 0 0 1 1
Argentine 0 0 1 1
Belarus 0 0 1 1
Croatie 0 0 1 1
Géorgie 0 0 1 1
Suisse 0 0 1 1
Tadjikistan 0 0 1 1
Ouzbékistan 0 0 1 1
Taïwan 0 0 1 1


NDLR: L'ordre privilégie le nombre de médailles d'or au nombre total de médailles.

L'excédent commercial de la Chine a baissé de 9,6% sur janvier-juillet

PEKIN (AFP) - L'excédent commercial de la Chine a baissé de 9,6% en glissement annuel sur les sept premiers mois de l'année, mais est reparti à la hausse en juillet, selon des chiffres des douanes publiés lundi.
Il a représenté 123,72 milliards de dollars entre janvier et juillet, a précisé l'agence officielle.

Sur les six premiers mois de l'année, l'excédent avait décru de près de 12% sur un an, les exportations chinoises étant affectées par les difficultés de l'économie américaine et la hausse du yuan.


Sur le seul mois de juillet, l'excédent a représenté 25,28 milliards de dollars, quelque 900 millions de dollars de plus qu'en juillet 2007, selon les chiffres alors communiqués par les Douanes.

Des médias chinois citant Chine Nouvelle, qui avait donné l'information avant le communiqué des Douanes, avaient précédemment affirmé que cet excédent représentait quelque "900 millions de dollars de moins" qu'en juillet 2007.

Les exportations, qui n'avaient augmenté que de 21,9% en juin, ont repris de la vigueur le mois suivant, à +26,9%.

"Grâce au rebond inattendu des exportations, l'excédent commercial est en hausse -- pour la première fois en quatre mois -- par rapport à un an plus tôt", souligne Moody's economy.com.

Parallèlement, la hausse des importations est aussi restée forte (+33,7%) portée par les prix des matières premières, de l'énergie et de l'alimentation.

L'excédent de juillet est supérieur aux prévisions des analystes. "Le consensus était de 20,3 mds, nos prévisions de 22,8 mds", indique Goldman Sachs dans une note.

Il dépasse aussi celui de juin, qui était de 21,35 mds de dollars, en baisse lui de 20,7% en glissement annuel.


"Bien que nous nous attendions à la poursuite de la détérioration, le consommateur américain et européen restant chez lui, la résistance de la demande pour les exportations chinoises est toujours remarquable", a commenté Stephen Green, économiste de Standard Chartered, en soulignant que "la croissance des exportations avait été modérément plus forte que prévu".

Aussi, pour l'économiste, il semblerait prématuré d'envisager une volte-face sur la politique d'appréciation du yuan, incriminée par des exportateurs chinois.

"Nous nous attendons toujours à ce que le taux de change USD-CNY descende vers 6,60 (yuans contre le dollar) d'ici à la fin de l'année, en partie pour alléger les pressions inflationnistes importées", ajoute-t-il.

L'euro repasse sous 1,50 dollar en raison des craintes sur la croissance

LONDRES (AFP) - L'euro repassait sous 1,50 dollar lundi, toujours affaibli par des signes de ralentissement économique de la zone euro, la production industrielle française s'étant affichée en recul dans la matinée, tandis que les marchés misaient sur une reprise de la croissance aux Etats-Unis.
Vers 13H00 GMT (15H00 à Paris) lundi, l'euro valait 1,4983 dollar, contre 1,5013 dollar vendredi vers 21H00 GMT à New York.

La devise européenne était également en baisse face au yen, à 164,56 yens pour un euro, contre 165,35 vendredi.


Le dollar était en baisse face à la monnaie japonaise, à 109,66 yens pour un dollar, contre 110,11 yens vendredi.

La production industrielle française a de nouveau reculé en juin après une chute en mai, un mauvais signe de plus pour la croissance, que les économistes prévoient anémique, voire négative au deuxième trimestre.

"Nous avions identifié certains risques pour la croissance. (...) Certains se matérialisent", avait reconnu jeudi le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, en prédisant un ralentissement économique net aux deuxième et troisième trimestres après la décision de l'institution de laisser son taux directeur inchangé à 4,25%.

Des propos qui soutiennent l'hypothèse d'une baisse future des taux pour stimuler la croissance plutôt que d'une hausse pour combattre l'inflation.

Vendredi, l'euro avait connu un premier passage sous le seuil de 1,50 dollar, un niveau plus testé depuis cinq mois.

Il est tombé lundi matin jusqu'à un plus bas depuis le 26 février à 1,4907 dollar pour un euro.

De son côté, le Japon ne sera pas épargné par le ralentissement économique international et pourrait même entrer en récession, prédisaient les économistes, à l'avant-veille de la publication des chiffres trimestriels de croissance.

En revanche, après avoir été plombé par le ralentissement de l'économie américaine, la crise immobilière et l'effondrement du crédit, le dollar a récemment retrouvé une vigueur inattendue, non en raison du différentiel de taux, le loyer du dollar restant moins attractif que celui de la livre sterling ou de l'euro par exemple, mais en raison d'un changement de sentiment sur les marchés.

"En deux jours, l'euro a perdu 6 cents, le mouvement le plus large depuis l'adoption de la monnaie unique", commentaient les analystes de Commerzbank, évoquant la fin d'une "bulle spéculative".

"Mais il pourrait aussi s'agir d'une réévaluation plus globale, avançaient-ils : alors que le reste du monde semble plonger dans une récession les Etats-Unis donnent l'impression d'affronter la crise mieux que quiconque".

Du coup, le billet vert tient le haut du panier face aux principales devises: le yen a marqué un plus bas depuis janvier, à 110,39 yens, la livre sterling a reculé jusqu'à 1,9110 dollar pour une livre, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis novembre 2006, tandis que les devises helvétiques et australiennes avaient touché un plus bas depuis sept mois face au dollar US.


En raison du conflit en Ossétie, la devise russe connaissait un accès de faiblesse lundi, avec un plus bas depuis février dernier à 24,61 roubles pour un dollar.

La livre britannique était stable face à l'euro, à 78,11 pence pour un euro, et inchangée face au dollar à 1,9202 dollar pour une livre.

La devise helvétique était en hausse dans l'après-midi face à l'euro, à 1,6201 franc suisse pour un euro, comme face à la monnaie américaine, à 1,0798 franc suisse pour un dollar.

L'once d'or cotait 863,75 dollars au fixing du matin contre 852,50 dollars vendredi soir.

Le yuan a clôturé en hausse à 6,8577 yuans pour un dollar contre 6,858 yuans vendredi.

La BCE estime à 155,5 milliards d'euros les besoins des banques en zone euro

FRANCFORT (AFP) - La Banque centrale européenne (BCE) a estimé lundi à 155,5 milliards d'euros les besoins des banques commerciales implantées en zone euro pour couvrir leurs obligations hebdomadaires de réserve minimum.
Le résultat de la principale opération de refinancement organisée chaque semaine par la BCE sera publié mardi. Elle prendra le relais d'un précédent appel d'offre d'un volume de près de 160 milliards, au taux marginal de 4,38% et au taux moyen pondéré de 4,41%.

Le taux minimum est fixé à 4,25% depuis début juillet, date à laquelle la BCE l'avait relevé d'un quart de point, justifiant le geste par sa volonté de lutter contre l'inflation record en zone euro.


Jeudi, elle a décidé de maintenir son taux à ce niveau. Son président, le Français Jean-Claude Trichet, tout en réitérant son inquiétude face à la montée des prix, a rééquilibré quelque peu son message en soulignant aussi le ralentissement en cours de l'économie.

Algérie: le Polisario veut négocier avec le Maroc sans l'envoyé de l'ONU

ALGER (AFP) - Le Front Polisario a annoncé mardi à Alger qu'il était prêt à participer à un cinquième round de négociations avec le Maroc sur l'avenir du Sahara occidental, mais sans la présence de l'envoyé spécial de l'ONU, Peter Van Walsun.
"Nous soutenons le principe des négociations avec le Maroc, et le Front Polisario a donné son accord pour se rendre au 5e round de négociations (à Manhasset près de New York sur l'avenir du Sahara occidental), mais sans la participation de M. Van Walsum (envoyé spécial de l'ONU)", a déclaré Taleb Omar, membre de la direction du Front Polisario, selon l'Agence algérienne APS.

Le Polisario estime que M. Van Walsun "est de parti pris en faveur du Maroc après une déclaration selon laquelle l'indépendance du Sahara occidental est une option irréaliste".


Le Maroc et le Polisario poursuivent depuis juin 2007, sous l'égide de l'ONU, des négociations à Manhasset près de New York destinées à déterminer l'avenir de l'ancienne colonie espagnole.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé par le Maroc en 1975. Le Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame un référendum d'autodétermination dans lequel l'indépendance serait l'une des trois options offertes, en même temps que le rattachement au Maroc et l'autonomie du territoire.

Le Maroc propose une seule option: l'autonomie du territoire sous sa souveraineté, que le Polisario rejette.

Au Maroc, les préservatifs et la lutte contre le sida ne sont plus tabous

TEMARA (AFP) - La lutte contre le sida n'est plus tabou au Maroc et sur la plage de Témara, proche de Rabat, une association met à profit les mois d'été pour mener une campagne de prévention agressive qui passe en particulier par la distribution gratuite de préservatifs.
Une tente, une puissante sonorisation qui diffuse une musique rythmée entrecoupée de témoignages et de messages sur le sida, des jeunes qui animent des ateliers pour les enfants, des danses, des tables rondes et des débats avec les adolescents, des discussions avec les estivants.

A Témara, station balnéaire populaire située à une vingtaine de kilomètres au sud de Rabat, l'Association marocaine de planification familiale (AMPF) frappe fort pour "s'attaquer aux barrières sociales, religieuses, culturelles, économiques, politiques et juridiques qui ne font qu'accroître les vulnérabilité au VIH/sida".


Cette "caravane de sensibilisation et d'information", qui s'étend du 15 juillet au 15 août, a été lancée il y a sept ans par le directeur exécutif de l'AMPF, Mohammed Graigaa, et a sans doute contribué à contenir la pandémie au Maroc où le taux de prévalence n'atteignait pas 1% en 2007.

Le royaume compte 2.500 malades du sida et quelque 20.000 séropositifs, pour une population de trente millions d'habitants, selon les chiffres officiels.

Une performance dans ce pays musulman où on ne parle pas facilement de sexe, surtout en public, mais où très tôt, dès 1988, une Association de lutte contre le sida (ACLS) a vu le jour et a depuis pignon sur rue.

Selon Mohammed El Abbassi, responsable des jeunes de l'AMPF, la religion ne constitue pas un frein, car "l'islam impose de dire la vérité, de se protéger et de protéger son entourage".

Et la meilleure protection connue contre le sida restant le préservatif, c'est tout naturellement que l'AMPF les distribue gratuitement, mais pas directement sur la plage, pour ne pas froisser les esprits ni provoquer de réactions négatives.

Vêtus d'une veste et d'une casquette portant le sigle de l'AMPF et le ruban rouge symbolisant la lutte anti-sida, les animateurs se dispersent sur la plage bondée pour distribuer divers prospectus de leur association, engager la conversation avec ceux qui le souhaitent et leur proposer de venir plus tard chercher des préservatifs sous la tente de l'AMPF.

Une centaine de préservatifs sont ainsi distribués chaque jour par l'association qui propose également des tests de dépistage du sida.

"Les réactions des gens sont favorables, il y a parfois des réticences, des personnes qui ne veulent pas participer à la discussion, jamais d'insultes", affirme Ibtissam Badr, coordinatrice régionale des comités AMPF de Rabat. Mais, reconnaît-elle, "les femmes viennent rarement les chercher seules".

Sur la plage, les personnes interrogées sont favorables à cette campagne de prévention. "Si cela peut aider les gens à se protéger, c'est très bien", dit Fatima Founane, jeune femme au foyer de 26 ans vivant à Rabat qui porte un foulard et une longue robe qui la protège du soleil et cache ses rondeurs.

"Même si c'est tabou, il faut en parler, on ne peut pas laisser ça au hasard, c'est une maladie trop dangereuse", ajoute-elle.

"C'est une bonne initiative, car ce n'est pas un sujet simple, surtout ici où les gens sont assez réservés quand il s'agit de parler de sexe", reconnaît de son côté Abbès Ridaoui, jeune Marocain travaillant comme technicien à La Rochelle (ouest de la France), venu en vacances avec sa famille restée au pays.

Le sida, le sexe, il en parle avec cette famille qui n'a pas forcément la même éducation que lui. Et ça marche, "J'utilise toujours le préservatif", affirme son cousin Kamel qui, enthousiaste, clame: "On va arrêter le sida au Maroc".

Au Maroc, les préservatifs et la lutte contre le sida ne sont plus tabous

TEMARA (AFP) - La lutte contre le sida n'est plus tabou au Maroc et sur la plage de Témara, proche de Rabat, une association met à profit les mois d'été pour mener une campagne de prévention agressive qui passe en particulier par la distribution gratuite de préservatifs.
Une tente, une puissante sonorisation qui diffuse une musique rythmée entrecoupée de témoignages et de messages sur le sida, des jeunes qui animent des ateliers pour les enfants, des danses, des tables rondes et des débats avec les adolescents, des discussions avec les estivants.

A Témara, station balnéaire populaire située à une vingtaine de kilomètres au sud de Rabat, l'Association marocaine de planification familiale (AMPF) frappe fort pour "s'attaquer aux barrières sociales, religieuses, culturelles, économiques, politiques et juridiques qui ne font qu'accroître les vulnérabilité au VIH/sida".


Cette "caravane de sensibilisation et d'information", qui s'étend du 15 juillet au 15 août, a été lancée il y a sept ans par le directeur exécutif de l'AMPF, Mohammed Graigaa, et a sans doute contribué à contenir la pandémie au Maroc où le taux de prévalence n'atteignait pas 1% en 2007.

Le royaume compte 2.500 malades du sida et quelque 20.000 séropositifs, pour une population de trente millions d'habitants, selon les chiffres officiels.

Une performance dans ce pays musulman où on ne parle pas facilement de sexe, surtout en public, mais où très tôt, dès 1988, une Association de lutte contre le sida (ACLS) a vu le jour et a depuis pignon sur rue.

Selon Mohammed El Abbassi, responsable des jeunes de l'AMPF, la religion ne constitue pas un frein, car "l'islam impose de dire la vérité, de se protéger et de protéger son entourage".

Et la meilleure protection connue contre le sida restant le préservatif, c'est tout naturellement que l'AMPF les distribue gratuitement, mais pas directement sur la plage, pour ne pas froisser les esprits ni provoquer de réactions négatives.

Vêtus d'une veste et d'une casquette portant le sigle de l'AMPF et le ruban rouge symbolisant la lutte anti-sida, les animateurs se dispersent sur la plage bondée pour distribuer divers prospectus de leur association, engager la conversation avec ceux qui le souhaitent et leur proposer de venir plus tard chercher des préservatifs sous la tente de l'AMPF.

Une centaine de préservatifs sont ainsi distribués chaque jour par l'association qui propose également des tests de dépistage du sida.

"Les réactions des gens sont favorables, il y a parfois des réticences, des personnes qui ne veulent pas participer à la discussion, jamais d'insultes", affirme Ibtissam Badr, coordinatrice régionale des comités AMPF de Rabat. Mais, reconnaît-elle, "les femmes viennent rarement les chercher seules".

Sur la plage, les personnes interrogées sont favorables à cette campagne de prévention. "Si cela peut aider les gens à se protéger, c'est très bien", dit Fatima Founane, jeune femme au foyer de 26 ans vivant à Rabat qui porte un foulard et une longue robe qui la protège du soleil et cache ses rondeurs.

"Même si c'est tabou, il faut en parler, on ne peut pas laisser ça au hasard, c'est une maladie trop dangereuse", ajoute-elle.

"C'est une bonne initiative, car ce n'est pas un sujet simple, surtout ici où les gens sont assez réservés quand il s'agit de parler de sexe", reconnaît de son côté Abbès Ridaoui, jeune Marocain travaillant comme technicien à La Rochelle (ouest de la France), venu en vacances avec sa famille restée au pays.

Le sida, le sexe, il en parle avec cette famille qui n'a pas forcément la même éducation que lui. Et ça marche, "J'utilise toujours le préservatif", affirme son cousin Kamel qui, enthousiaste, clame: "On va arrêter le sida au Maroc".

Géorgie: les opérations en Ossétie du Sud "en grande partie terminées", selon Moscou

TSKHINVALI (AFP) - Les opérations militaires en Ossétie du Sud sont "en grande partie terminées", a affirmé lundi la Russie, qui a accusé les Etats-Unis d'essayer de les gêner, tandis que la Géorgie dénonçait de nouveaux bombardements de son territoire. Un ballet diplomatique se poursuivait par ailleurs pour pousser les deux camps à un arrêt des hostilités, avec des tentatives de médiation menées notamment par la présidence française de l'Union européenne.

"Une grande partie de l'opération pour contraindre la partie géorgienne à la paix en Ossétie du Sud est terminée", a déclaré le président russe Dmitri Medvedev, en assurant que la capitale de cette région séparatiste géorgienne, Tskhinvali, était "sous le contrôle du contingent renforcé des forces russes de maintien de la paix".

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a pour sa part fustigé le rôle des Etats-Unis dans le conflit. "Il est dommage que certains de nos partenaires ne nous aident pas et cherchent même à nous gêner, je vise par là le déplacement du contingent militaire de la Géorgie en Irak dans la zone de conflit (ossète) par les Etats-Unis", a déclaré M. Poutine.

Des "étrangers" combattent aux côtés des Géorgiens en Ossétie du Sud, a par ailleurs affirmé l'état-major des forces russes à Moscou. Les services de sécurité russes ont en outre annoncé l'arrestation de dix agents géorgiens qui préparaient, selon eux, "des actes terroristes" sur le territoire russe.

Malgré l'annonce d'un cessez-le-feu côté géorgien, les tirs à l'arme lourde et automatique ont encore été nourris dans la nuit de dimanche à lundi à Tskhinvali. Ils provenaient de positions à un kilomètre au sud de la ville, a constaté un photographe de l'AFP, qui a vu de nombreux immeubles endommagés ainsi que des blindés russes et géorgiens calcinés dans les rues.

Selon le commandement russe, les pertes en Ossétie du sud s'élèvent jusqu'ici à 18 soldats tués, 52 blessés et 4 avions abattus. Quatorze militaires sont en outre portés disparus.

Entre "80 et 90" avions militaires russes ont été abattus et "des centaines de soldats russes" tués dans les combats qui opposent depuis vendredi Moscou et Tbilissi, a affirmé pour sa part le président géorgien Mikheïl Saakachvili lundi.

Côté géorgien, l'aéroport international, la banlieue de Tbilissi ainsi que les villes de Gori et de Poti ont été bombardés par l'aviation russe dans la nuit, selon les autorités géorgiennes, certaines de ces attaques étant confirmées par des témoins.

"Les radars de l'aéroport international de Tbilissi ont été légèrement endommagés" mais "l'aéroport continue de fonctionner normalement", selon le ministère de l'Intérieur.

Des bombes sont aussi tombées à la périphérie de la capitale géorgienne, ainsi que sur le village de Kojori, à une dizaine de kilomètres, ont indiqué des témoins à l'AFP. Selon le ministère de l'Intérieur, "des dizaines d'avions militaires russes ont bombardé des cibles civiles à Gori", plus grande ville géorgienne à proximité de l'Ossétie du Sud.

Tbilissi a dénoncé de nouveaux bombardements sur Poti, port sur la mer Noire proche d'un terminal pétrolier, déjà visé samedi.

Après avoir interrompu dimanche ses liaisons aériennes avec Tbilissi, Moscou a stoppé lundi les liaisons maritimes et postales.

La Russie a déployé 9.000 soldats russes supplémentaires dans la République séparatiste pro-russe d'Abkhazie, selon Alexandre Novitski, un responsable du commandement russe. Ils viennent s'ajouter aux 2.500 soldats de maintien de la paix déjà présents.

Un porte-parole de l'armée russe a en revanche rejeté des accusations de Tbilissi sur la présence de troupes russes sur le territoire géorgien en dehors de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

Les troupes abkhazes ont affirmé encercler les forces géorgiennes présentes dans les gorges de Kodori, seule partie de l'Abkhazie contrôlée par Tbilissi.

Le commandement des soldats russes chargés du maintien de la paix en Abkhazie a demandé aux combattants géorgiens se trouvant dans la zone de "remettre leurs armes" lundi matin, un ultimatum rejeté par la Géorgie.

Selon le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner qui tente une médiation, le président Saakachvili a "accepté à peu près toutes les propositions" de l'Union européenne --dont la France assure actuellement la présidence -- et de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour arrêter le conflit.

M. Saakachvili a signé lundi un document contenant des "propositions de paix" et soutenu par l'UE qui sera transmis à la Russie, a annoncé le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa.

M. Kouchner devait rencontrer lundi soir le président russe Dmitri Medvedev à Moscou, où le président français Nicolas Sarkozy est attendu mardi pour "tenter de finaliser" un accord de cessez-le-feu, selon M. Kouchner. M. Sarkozy se rendra également en Géorgie mardi, a affirmé le président géorgien.

Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, au nom du Conseil de l'Europe, devait lui aussi se rendre à Tbilissi lundi. La Commission européenne a demandé l'arrêt "immédiat" des opérations russes en Géorgie.

Plusieurs pays ont rapatrié leurs ressortissants: 200 Allemands ont quitté la Géorgie et une centaine d'autres doivent suivre.

La France devait dépêcher lundi après-midi un premier avion d'aide vers la Géorgie, transportant 30 tonnes de fret humanitaire et d'une capacité de 250 places, qui devrait au retour rapatrier des Français et d'autres Européens.

Maroc : Reprise des débats au Parlement

Les débats au sein de l'institution législative autour des textes de la moralisation de la vie publique, soumis une autre fois au Parlement, seront-ils houleux comme lors de la précédente législature ?


En tout cas, les parlementaires n'auront à débattre que les amendements que le gouvernement a introduits après le rejet du conseil constitutionnel de certaines dispositions des trois lois organiques relatives aux représentants, aux conseillers et aux membres du conseil constitutionnel lui-même. Les parlementaires de l'opposition comptent bien saisir l'occasion pour jouer leur rôle et animer le débat autant que faire se peut. C'est ce que déclare Lahcen Daoudi, du Parti de la lampe, qui indique que les partis de l'opposition iront jusqu'au bout. " L'expertise est du côté du gouvernement. Les parlementaires, eux, ne disposent pas d'assez de spécialistes pour juger la conformité des lois avec la Constitution.


Nous allons jouer notre devoir. Le PJD a renforcé ses capacités en experts en commission", dit-il. Said Ameskane, chef du groupe du Mouvement populaire à la première Chambre, revient à la case départ. Il estime, en effet, que logiquement un parlementaire n'est pas tenu de déclarer son patrimoine, car il n'est pas un ordonnateur : " qu'est-ce qu'il va voler ? Et dans quelle finalité doit-il déclarer son patrimoine ? Mais la décision du conseil constitutionnel est incontestable. " Chez les rangs du groupe de l'Istiqlal, on signale que la décision du conseil constitutionnel est louable, car elle rend les textes plus clairs. Mais Latifa Bennani Smires, chef du groupe, tient à souligner que les parlementaires istiqlaliens tiennent à ce que la déclaration du patrimoine englobe les ministres également pour une raison d'équité.


C'est cette dernière requête qui a fait susciter des débats animés au sein de l'institution législative au cours de la précédente législature. Les textes avaient traîné à cause de ces discussions et n'ont été entérinés qu'à la fin de la dernière session de printemps. En principe, les lois organisationnelles doivent impérativement passer par le conseil constitutionnel avant d'être publiées au Bulletin officiel. Cette instance a fait deux remarques quant aux trois textes.


La première est relative à l'octroi d'un délai supplémentaire aux membres du conseil constitutionnel qui ne déclarent pas leur patrimoine ou dont la déclaration n'est pas complète ou imprécise. Le projet de loi prévoyait un délai de trois mois, mais l'amendement introduit par le gouvernement ajoute une autre échéance d'un mois précédée d'un avertissement avant de procéder aux sévères sanctions. La deuxième remarque est moins importante et est relative à la forme. Dans le texte entériné par le Parlement, les parlementaires sont appelés à déclarer leur patrimoine après la fin de leur mandat, sinon ils seront contraints de verser une amende. Le conseil constitutionnel estime qu'à la fin du mandat, il ne faut pas recourir aux lois organisationnelles mais plutôt au code pénal, car les parlementaires deviennent de simples citoyens.


Selon les observateurs, a priori, les discussions en commission autour de ces deux amendements ne seront pas houleuses, car les débats ont assez duré lors de la précédente législature. De ce fait, les textes de la moralisation de la vie publique ne risqueront pas de traîner et pourront passer au cours de cette première session parlementaire. C'est l'avis aussi des députés de la majorité qui signalent que les textes sont prêts à être adoptés après leur transfert au Parlement. Il est à rappeler que les projets de loi de la déclaration du patrimoine ont suscité une grande polémique au Parlement, notamment les textes organisationnels relatifs aux deux Chambres de l'institution parlementaire.


Un véritable blocage a été exercé par les conseillers qui ont mis du temps à discuter les textes en commission. Il a fallu plusieurs mois de stagnation et maintes réunions avant l'adoption desdits projets.

Maroc : Ouled Ziane se prépare pour l'Aïd

A l'approche de l'Aïd El Kébir, les quais de départ de la gare routière Ouled Ziane enregistrent une grande affluence de voyageurs.


Les guichets sont pris d'assaut par les habitants de la cité blanche qui cherchent à rejoindre diverses destinations du pays. Les va-et-vient se font dans tous les sens. L'ambiance atteint son comble à l'intérieur de cet espace de voyage. Tout le monde se bouscule dans un joyeux désordre pour acheter un billet.


«C'est quasiment le même décor à chaque période de l'Aïd. Les guichets sont presque fermés, alors que certains vendeurs de billets sont déchaînés à la vue de clients potentiels. Ils guettent les voyageurs pour leur proposer des tickets au noir à des prix plus élevés», souligne Lahcen, qui tente de prendre l'autocar pour Agadir. Pourtant, les responsables du transport ont établi à l'avance une nouvelle stratégie de gestion pour organiser ce secteur durant la fête de l'Aïd Al-Adha.


Ils ont ainsi tenu plusieurs réunions avec les transporteurs afin de faire face à l'affluence débordante des voyageurs. Dans ce cadre, 1.600 autorisations exceptionnelles ont été délivrées au niveau du Grand Casablanca.


«Durant cette période, on enregistre 600 à 650 départs quotidiens. Cependant, durant les deux jours avant l'Aïd, on prévoit une flotte d'environ 1.000 autocars pour transporter le grand flux de passagers», explique Abdelatif Essaf, directeur de la gare routière Ouled Ziane.


Et d'ajouter que parfois, le nombre de voyageurs est inférieur aux prévisions des responsables, d'où le cumul des autocars à l'intérieur de la gare. «Ces efforts sont loin de couper court aux magouilles des courtiers déchaînés qui harcèlent les voyageurs désemparés», rétorque Halima, une sexagénaire en voyage à Safi. «Pendant toute l'année, nous sommes obligés de brader les tarifs pour transporter les gens.


Un billet d'un prix de 130 DH pouvait se vendre à 100 ou à 90 DH. Aujourd'hui, c'est à nous de tirer profit de la situation, puisque les gens veulent à tout prix passer la fête en famille», répond sans détour un courtier. Un autre un peu plus diplomate justifie cette pratique par le besoin de couvrir les charges de voyage.


«Les autocars en partance vers la majorité des villes du Royaume reviennent à Casablanca complètement vides», a-t-il déclaré. A ce propos, Abdelatif Essaf affirme que «malgré les mesures répressives prises à l'encontre des fraudeurs, il est tout de même difficile de combattre leurs combines de façon définitive. Toutefois, d'année en année, on arrive à réduire leur marge de manoeuvre». Et de préciser que la direction a verrouillé toutes les issues menant à la gare afin d'interdire la vente de billets au noir.


Dans ce cadre, deux équipes de la sécurité routière sont mises en place en permanence aux alentours de la gare afin d'appeler les usagers à se diriger vers les guichets.


Par ailleurs, l'accès au quai est entièrement contrôlé par des vigiles qui vérifient le cachet de la direction sur l'ensemble des billets. Ce dispositif de sécurité est également renforcé par la présence d'une équipe de contrôle de prix pour recevoir les plaintes des voyageurs.


Cependant, selon les habitués de cette gare, malgré les mesures de sécurité et de répression mises en place par les responsables, le voyage de Ouled Ziane en période de l'Aïd est tout sauf une partie de plaisir.

Maroc : 17.000 contrats saisonniers pour l'Espagne

«Les producteurs locaux sont satisfaits! Nous pensons porter à environ 10.000 le nombre des recrues pour les prochaines campagnes», s'exclamait, il y a quelques mois, Juan Antonio Millãn Jaldõn, maire de Cartaya, petite bourgade de la province de Huelva, en Andalousie.


La déclaration n'était pas de la poudre aux yeux puisque, aujourd'hui, 12.000 femmes marocaines, à destination de l'Espagne pour un emploi saisonnier, abordent la dernière ligne droite de leurs démarches. Mieux encore, ce contingent sera porté à 17.000 personnes, en faveur d'une demande formulée par la partie espagnole, la semaine dernière, faisant état d'un besoin en main d'œuvre de 5.000 travailleuses (lire interview).


Etalés sur une période allant de trois à six mois, ces jobs sont principalement orientés vers l'agriculture, en l'occurrence la cueillette des fraises, des pommes, des poires, etc., à travers des contrats établis en bonne et due forme, garantissant aux travailleuses les mêmes droits que ceux dont bénéficierait un citoyen de l'Union européenne.


L'initiative porte la griffe «Anapec» à travers son projet-pilote «Appui institutionnel à la circulation des personnes», né en 2005 dans le cadre du programme Meda II, ainsi qu'en vertu de la convention signée avec la municipalité de Cartaya. Dix-sept mille emplois à l'international, ce n'est pas rien, notamment si l'on prend en considération que ce chiffre, en 2003, était de 330, pour passer à 494 l'année suivante.


Sur la période 2001-2007, le nombre des travailleurs marocains ayant quitté le territoire pour un emploi provisoire, en toute légalité, affiche près de 10.000 personnes, dont plus de 5.000 rien que pour l'année 2007. L'Espagne reste le premier pourvoyeur d'emplois, devançant de plusieurs encablures la France, puis l'Italie, dont les rapports avec l'Anapec commencent à se dessiner. Nous parlons bien entendu d'emplois via l'Agence nationale.


«Le placement à l'international est l'une des missions faisant partie intégrante de l'Anapec. Il faut souligner à ce propos une reconnaissance à l'échelle mondiale de ce dispositif-pilote, toujours perfectible certes, mais qui commence à donner des résultats fort importants. Nous sommes en train de tisser une relation particulière avec notre voisin espagnol et, à mon sens, ce genre d'opérations est le seul capable de mettre un terme au phénomène de l'immigration clandestine», explique Hafid Kamal, DG de l'Anapec. Et c'est, justement, le véritable enjeu de pareille initiative. Certes, une campagne s'étalant au maximum sur six mois permet à un Marocain de gagner beaucoup plus d'argent qu'il ne pourrait le faire pendant une année de travail au Maroc. A titre d'exemple, une travailleuse dans les champs peut gagner jusqu'à 250 euros (environ 2.800 DH) par semaine, sans devoir s'acquitter des frais de loyer ni des charges inhérentes, puisque le logement est mis à disposition par l'employeur. De là à envisager que l'augmentation des travailleurs légalement immigrés est de nature à réduire le nombre des rêveurs de l'Eldorado. Sur un autre registre, ce process avait généré un problème tout à fait légitime pour des sans-emploi: celui du retour. En effet, au tout début des premières opérations du genre, les candidats ayant remporté haut la main «l'examen» d'immigrer légalement le temps d'une campagne, se transformaient en candidats à l'immigration clandestine, évitant ainsi un retour au pays.


La chose n'allait pas durer, puisque les conditions de traverser le détroit allaient être au sujet d'une refonte en profondeur : pour décrocher son ticket, il faudrait impérativement être mère de famille à charge. C'est un peu dur, certes, mais le comportement des travailleurs a été tel qu'il a fallu imposer des règles draconiennes car celles établies au départ ont, tout simplement, été bafouées. «Jusqu'à l'année dernière, le retour était un véritable problème. Mais depuis, l'Anapec a modifié ses critères de présélection pour donner la priorité aux femmes mariées ayant des enfants.


Chose qui fait que le taux de retour au Maroc devrait s'élever à 95% cette année», explique pour sa part Eduardo Martin Toval, conseiller du travail et des affaires sociales à l'ambassade d'Espagne à Rabat. A ce propos, le taux de retour en 2004 affichait à peine le chiffre de 20%.


En revanche, un immigré provisoire qui fait preuve de bon respect des règles du jeu se voit attribuer, de facto, un droit de retour en Espagne l'année suivante, lors de la prochaine campagne avec, à la clé, la possibilité de travailler dans la même entreprise. Parallèlement, le placement à l'international est en train de s'ouvrir sur d'autres perspectives. «Le travail de manière légale a pris les allures d'une autre forme de coopération, depuis que nous collaborons de gouvernement à gouvernement. Le processus est gratuit, transparent et efficace.

Lyon rate son sacre d'automne

Le Paris SG a replongé dans la zone de relégation (18e) après son revers au Parc des Princes contre Toulouse (2-1), tandis que Lyon, fatigué après Glasgow, a raté l'occasion de devenir champion d'automne en concédant le nul contre Nice (0-0), samedi lors de la 18e journée.


Cette fois, le président Alain Cayzac, livide après cette nouvelle défaite (marquée notamment par une incroyable mésentente entre Camara et Landreau), a dû reconnaître "une crise aiguë" au PSG. La semaine sera chargée, avec une réunion au sommet entre le président, son conseil d'administration et les actionnaires. Qui va être limogé? Qui va démissionner ? Alain Cayzac ? Paul Le Guen ? "Envisager toutes les solutions, ça veut dire toutes", a commenté laconiquement le président du club de la capitale.


Le PSG, qui se déplacera à Saint-Etienne la semaine prochaine pour finir la saison, n'aura donc pas gagné un seul match au Parc des Princes (4 nuls et 6 défaites) lors de cette phase aller! Lyon, qui aurait pu devenir champion d'automne dès samedi, a dû se contenter du nul à Gerland contre Nice (0-0), et devra attendre un éventuel faux-pas de Nancy, qui se déplace à Strasbourg dimanche, ou le choc Nancy-Lyon la semaine prochaine, pour être fixé.


Avec ce nul (le deuxième de la saison à Gerland), Lyon possède 5 points (38) d'avance sur l'ASNL (33). Si Nancy ne gagne pas dimanche, l'OL sera alors champion d'automne. Nice, avec ce 8e match sans défaite, reste à la 7e place.Dans le bas du classement, Lille a fait la bonne opération en cédant sa place de relégable au PSG, à la faveur de son succès à domicile contre Saint-Etienne (3-0). Le LOSC gagne 4 places et grimpe à la 14e position.


Plus bas encore, le choc des mal classés Metz-Sochaux a souri aux Franc-Comtois (1-2), emmenés pour la première fois par Jean-Luc Ruty, intérimaire nommé après le limogeage de Frédéric Hantz cette semaine. Et Sochaux, 19e, n'est plus qu'à 3 points du PSG! A Metz, lanterne rouge, le temps semble compté pour Francis De Taddeo.Au rayon des entraîneurs en position inconfortable, Pierre Dréossi (Rennes) et Jean-Pierre Papin (Lens) ont encore vécu un week-end épouvantable.


Les Bretons (12e) ont été giflés à domicile (1-2) par Caen, qui se hisse à la 6e place. Et l'hémorragie (14 buts encaissés en 6 défaites consécutives en L1) continue pour Rennes alors que la rumeur Guy Lacombe circule en Bretagne.Pour Lens, une première faute de main inhabituelle de Runje a coûté cher aux Sang et Or (16e à un point du PSG), battus finalement 2 à 0 (doublé de Menez) à Monaco. Et l'ASM grappille 4 places (8e).


Auxerre, battu par le Paris SG la semaine passée, a été corrigé (3-0) par Valenciennes (4e) et peut s'inquiéter, à la 17e place, à un point du club parisien. Le Mans monte à la 3e place mais a manqué une belle occasion de compiler les points contre Lorient (0-0). Après Strasbourg-Nancy, la journée se terminera dimanche par Bordeaux-Marseille. L'OM aura-t-il digéré l'humiliation contre Liverpool ?