lundi 17 novembre 2008

Enchères record en Suisse pour des montres de luxe en dépit de la crise

GENÈVE (AFP) - Des ventes de montres prestigieuses ce week-end à Genève ont dépassé toutes les attentes pour atteindre 22 millions de francs suisses (14,6 millions d'euros), signe que la crise financière n'a pas encore frappé le luxe, ont indiqué lundi les deux maisons de vente organisatrices. La "star des ventes" organisées par Antiquorum, un modèle très rare en or serti d'émaux, datant de 1815, s'est adjugée pour 2,6 millions, "un record mondial jamais atteint" pour ce genre de pièce, a précisé la maison de ventes dans un communiqué.

Au total, Antiquorum aura réalisé un chiffre de ventes de 15,2 millions de francs suisses (10,9 millions d'euros). Ce résultat "extraordinaire prouve que la passion pour des montres rares ne faiblit pas malgré les préoccupations économiques mondiales", a estimé le président d'Antiquorum, Robert Maron, cité dans le communiqué.


Les ventes organisées dimanche par Sotheby's ont rapporté quant à elles 6,8 millions de francs (4,1 millions d'euros), selon la maison de vente.

Deux montres de la marque Patek Philippe sont parties pour respectivement 1,8 et 1,6 million de francs, "preuve que des pièces rares et en excellent état continuent de +bien marcher+, malgré un environnement économique incertain", explique Sotheby's dans un communiqué.

Equipe de France: Jean-Alain Boumsong appelé contre l'Uruguay

PARIS (AFP) - Le défenseur de Lyon Jean-Alain Boumsong a été convoqué, lundi, par le sélectionneur de l'équipe de France Raymond Domenech pour le match amical contre l'Uruguay, mercredi au Stade de France.
Boumsong a été appelé en prévision du forfait probable de Bacary Sagna, touché à la cheville droite avec son club d'Arsenal, samedi.

Le latéral droit des Bleus est cependant attendu lundi à Clairefontaine pour faire constater sa blessure, a-t-on appris auprès de l'encadrement de l'équipe de France, tout comme le milieu de terrain de Portsmouth Lassana Diarra, blessé à la jambe gauche.

Crise de l'immobilier: Boutin plaide pour une TVA à 5,5% pour "80% des ménages"

PARIS (AFP) - La ministre du Logement, Christine Boutin, a annoncé lundi être favorable à une extension à près de 80% des ménages du taux de TVA réduit à 5,5% pour les achats de logements neufs, afin de "donner un coup de fouet" au marché immobilier.
"Je suis personnellement favorable à l'application, pour une période de 18 à 24 mois, d'un taux de TVA réduit à 5,5% au lieu de 19,6% pour tous les achats de logements neufs par les ménages respectant le plafond de ressources du prêt à taux zéro, soit 80% des ménages français", a déclaré la ministre dans un entretien au quotidien Les Echos.

Elle a estimé le coût de cette mesure "de l'ordre de 250 millions d'euros" avant d'ajouter que "sa durée limitée, au maximum deux ans, donnerait un coup de fouet au marché immobilier, qui risque aujourd'hui le blocage".


Cette annonce intervient alors que la demande de logements neufs à acheter continue de s'éroder pour les promoteurs immobiliers, tout comme la demande de logements destinés à la location, selon les chiffres de l'Insee publiés fin octobre.

La ministre du Logement, qui prévoit une mise en chantier de 360.000 logements neufs par an, demande également une majoration du prêt à 0% dans le neuf "pour tous les ménages aux revenus inférieurs au plafond de ressources des prêts d'accession sociale".

Mme Boutin a enfin exclu une réforme du dispositif Robien destiné à relancer l'investissement en immobilier locatif. Elle a estimé que le surcoût engendré pour les finances publiques - "de l'ordre de 700 millions d'euros pour 60.000 logements bâtis" - n'était "tout simplement pas acceptable".

Etats-Unis: Obama confirme sa promesse de retirer les troupes américaines d'Irak

WASHINGTON (AFP) - Barack Obama a confirmé dimanche ses promesses de campagne de fermer la prison de Guantanamo et de retirer les troupes américaines d'Irak, assurant par ailleurs que son administration allait s'employer à éviter une aggravation de la crise économique.
"J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je vais m'y tenir", a-t-il déclaré lors de son premier entretien télévisé dans l'émission "60 minutes" sur la chaîne CBS depuis son élection le 4 novembre.

Le prochain président américain a promis plusieurs fois pendant sa campagne de fermer le centre de détention situé à Cuba, symbole des excès de "la guerre contre le terrorisme" menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale. Ouvert début 2002 sur une base navale américaine située à Cuba, le centre de détention retient aujourd'hui 255 détenus sur les 800 qui y sont passés.

Concernant la guerre en Irak, qui a fait plus de 4.000 morts dans les rangs de militaires américains depuis 2003, M. Obama a réitéré ses promesses : "J'ai dit au cours de la campagne, et je me suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions, j'appellerai l'état-major et les responsables de la sécurité nationale afin de lancer un plan de retrait de nos troupes".

M. Obama entend notamment libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa politique étrangère. Alors que la situation s'est améliorée sur le terrain en Irak depuis un an, M. Obama, qui s'était prononcé contre l'invasion de ce pays en 2003, veut retirer l'essentiel des troupes américaines en 16 mois, d'ici à l'été 2010. Le gouvernement irakien a approuvé dimanche un accord avec les Etats-Unis prévoyant un retrait d'ici à 2011.

Sur le volet économique, M. Obama a affirmé que son "travail comme président sera de (s')assurer que (l'administration) rétablisse la confiance" dans les marchés financiers, chez les consommateurs et dans les entreprises. Il a souligné l'importance de la lutte contre la récession, quitte à laisser s'aggraver le déficit budgétaire.

M. Obama a remarqué que la crise financière avait suscité un consensus entre les économistes qui "consiste à dire que nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour faire redémarrer l'économie et qu'il va falloir dépenser de l'argent pour stimuler l'économie". "Et que nous ne devons pas nous inquiéter du déficit cette année ni même l'année prochaine. Qu'à court terme, le plus important c'est d'éviter une aggravation de la récession", a ajouté M. Obama.

A propos des difficultés des constructeurs automobiles américains, dont le plus gros, General Motors, a annoncé qu'il serait à court de liquidités dès l'an prochain, M. Obama s'est prononcé pour un plan de sauvetage. "Une faillite de l'industrie automobile serait une catastrophe", a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Obama a refusé de se prononcer sur la date à laquelle il allait annoncer les premiers membres de son gouvernement, se bornant à dire "bientôt".

M. Obama qui était accompagné de son épouse Michelle, a affirmé que celle-ci allait "se créer son propre rôle" comme première dame et qu'elle entendait également s'occuper de l'éducation de leur deux filles Sasha et Malia. Interrogé sur l'éventuelle présence de sa belle mère à la Maison Blanche, il a répondu qu'elle pouvait venir y habiter "si elle veut".

"Il y a encore quelques détails auxquels nous ne sommes pas habitués... comme... ne pas pouvoir sortir marcher dans la rue ", a dit M. Obama lorsqu'on lui a demandé s'il se faisait à l'idée de devenir le 44e président des Etats-Unis.